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Hausse des fusillades policières en C.-B., selon le Bureau des enquêtes indépendantes

Une approche différente est nécessaire, disent des experts.

Un policier se promène dans une rue de Vancouver dont l'accès est restreint par du ruban policier.

Une partie de la rue Granville de Vancouver a été fermée samedi soir après un incident violent, soit une attaque à la machette.

Photo : Radio-Canada / Susana da Silva

Radio-Canada

Le Bureau des enquêtes indépendantes de la Colombie-Britannique constate une forte augmentation des fusillades policières cette année, dont la plus récente à la suite d’une attaque à la machette à Vancouver.

En moyenne, depuis 5 ans, l'agence qui enquête lorsque quelqu'une personne meurt ou est gravement blessée lors d'une interaction avec la police recense 6 ou 7 fusillades impliquant des agents par année.

Depuis le 1er avril, il y en a déjà eu 15.

Dans une déclaration écrite, l’agente Tania Visintin, de la Police de Vancouver, explique que les policiers ont une formation en désescalade de crise, mais que, parfois, les policiers doivent se servir de leur arme pour se protéger et protéger le public.

Il y a indéniablement eu une augmentation des incidents violents dans la ville, écrit Tania Visintin.

Le Bureau des enquêtes indépendantes fait également face à une pénurie de personnel, selon son directeur, Ron MacDonald, ce qui signifie qu'il lui faut plus de temps pour conclure ses enquêtes.

Une approche différente est nécessaire, disent des experts

Kash Heed.

L'ancien ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique, Kash Heed, croit que la police doit modifier son approche. (archives 2010)

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Kash Heed, ancien ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique et ex-chef du Service de police de West Vancouver, est d’avis que les policiers doivent adapter leur approche au type de crime. Des crimes commis par des récidivistes impliqués dans des gangs criminalisés ne peuvent être traités de la même façon que ceux commis en raison de dépendance à la drogue, de problèmes de santé mentale ou de la situation socioéconomique.

La police doit se concentrer sur les problèmes qui motivent les crimes violents, estime Kash Heed. Les données amassées et analysées par des criminologues devraient être utilisées par les policiers quotidiennement.

Le criminologue Wade Deisman est d’accord avec l’ancien ministre de la Sécurité publique. Il croit également qu'il faut davantage d’appui et de programme de sensibilisation pour les jeunes vulnérables pour éviter qu’ils se tournent vers la criminalité.

« J’appuie l’idée de retirer du financement à la police et d’attribuer une partie de cet argent à des organismes communautaires et à des travailleurs sociaux qui peuvent aider les personnes qui ont des problèmes de dépendance et de santé mentale. »

— Une citation de  Wade Deisman, criminologue

Dans une déclaration écrite, le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, a précisé que la province a fait des investissements sans précédent en matière de soins de santé mentale et de dépendances et qu’il travaille fort pour améliorer le système de soins pour toute la population britanno-colombienne.

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