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Une cyberattaque perturbe le transport adapté à Lévis

Les cyberattaques sont en hausse depuis le début de la pandémie.

Logo de la Socété de transport de Lévis sur un véhicule.

Le transport adapté est perturbé pour une durée indéterminée à Lévis.

Photo : Radio-Canada

Perturbés par une cyberattaque, les services de transport adapté de la Société de transport de Lévis (STLévis) sont réduits jusqu'à nouvel ordre.

Seuls les déplacements essentiels comme les rendez-vous médicaux, dont ceux pour des hémodialyses, pourront être effectués.

Cette cyberattaque a touché la firme Davincys, spécialisée dans la gestion des technologies informatiques, qui fournit, entre autres, des services à la STLévis. Elle a aussi de fâcheuses répercussions sur la Société de transport de l'Outaouais.

Conséquence directe pour les usagers de la société de transport lévisienne, il ne leur est plus possible d'effectuer des réservations pour le transport adapté.

Hausse de 300 % des cyberattaques en 2020 et en 2021

Dans un communiqué, la STLévis se dit désolée et précise que le réseau normal de transport en commun n'est pas touché par ces difficultés techniques.

La Société procède actuellement à une vérification de tout son réseau informatique et tente de corriger le tir le plus rapidement possible.

Si vous avez l’impression qu’il y a de plus en plus de cyberattaques ces derniers temps, vous ne vous trompez pas.

On a vu une hausse de 300 % en 2020. Même chose en 2021, et on s’enligne vers la même chose en 2022, si ce n’est plus, révèle Jacques Sauvé, consultant en cybersécurité et propriétaire de la firme Trilogiam.

Simon Fontaine, autre expert en cybersécurité et président d’ARS Solutions, le confirme : En ce moment, on en voit tous les jours.

Les pirates se déchaînent, et pour cause. Ils cherchent à avoir des données. Les données sont devenues l’or noir, présentement. Elles se retrouvent dans le dark web, la partie cachée du web, où elles se revendent très cher, explique Simon Fontaine.

De plus, les pirates informatiques réclament une rançon à l’entreprise ciblée pour lever leur attaque. En moyenne, le montant minimum d’une rançon est de 500 000 $, indique-t-il.

Les PME particulièrement vulnérables

Pour lutter contre le phénomène, Jacques Sauvé est un fervent partisan du Mieux vaut prévenir que guérir. Il recommande aux entreprises, quelle que soit leur taille, de maintenir à jour leurs systèmes informatiques et de sensibiliser leur personnel.

Jacques Sauvé considère que les PME ne se préoccupent pas suffisamment des questions de cybersécurité.

C’est désolant parce qu’elles n’en deviennent que plus vulnérables.

Du simple particulier à la grosse firme multinationale, Jacques Sauvé assure que personne n’est à l’abri d’un piratage informatique.

Les cybercriminels balaient Internet en permanence, à l’affût de la moindre vulnérabilité. Dès qu’ils en trouvent, ils attaquent.

Et Simon Fontaine de conclure : Les conséquences d’une cyberattaque peuvent se faire sentir plusieurs années après.

Avec la collaboration d'Alexane Drolet

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