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Peu de progrès sur l’usage de la force par la police, selon l’ombudsman de l’Ontario

Paul Dubé devant les micros du studio des médias de l'Assemblée législative de l'Ontario.

L'ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Six ans après qu’il ait proposé une formation obligatoire et normalisée des policiers pour la désescalade des situations de crise, l’ombudsman de l’Ontario constate que la province a fait peu de progrès à cet égard.

Paul Dubé a déposé mercredi son rapport annuel qui couvre la période du 1er avril 2021 au 31 mars 2022.

L’enseignement des techniques de désescalade n’était qu’une des recommandations que M. Dubé a faites en 2016, à la suite de la mort de Sammy Yatim, abattu par la police dans un tramway de Toronto trois ans plus tôt.

Bien que ses recommandations aient été acceptées par le ministre de l’époque, M. Dubé estime qu’il n’y a pas eu assez de progrès depuis sur des questions comme les nouvelles lignes directrices d’utilisation de la force, la modernisation de l’entraînement et les recommandations aux services policiers au sujet des caméras d’intervention portées par les policiers.

Nous allons continuer à soulever la question. S’il faut faire une autre enquête, nous la ferons. C’est une chose à laquelle nous songeons, a-t-il déclaré, précisant qu’il espérait rencontrer le nouveau solliciteur général Michael Kerzner.

Questionnée au sujet des commentaires de Paul Dubé, l’ancienne solliciteure générale Sylvia Jones a déclaré que beaucoup de travail avait été accompli, particulièrement avec les recrues pendant qu’elle était responsable de ce ministère. Elle n’a toutefois pas expliqué pourquoi elle n’avait pas imposé une formation obligatoire standardisée en techniques de désescalade.

Un porte-parole du ministre Kerzner a affirmé à CBC que tous les policiers ontariens doivent suivre une formation complète en technique de désescalade [en situation de crise] et en utilisation de la force lors de la formation de base pour devenir agent. Il n’y a aucune exception.

L’ombudsman Paul Dubé estime que c’est insuffisant et que la formation n’est pas uniforme d’une ville à l’autre. Malheureusement, les services que la police fournit peuvent être différents de Toronto à Windsor en passant par Brampton, déplore M. Dubé.

Le gouvernement a eu quatre ans pour agir , s’indigne le chef intérimaire du NPD, Peter Tabuns. Il qualifie le fait que le gouvernement tarde à agir de scandaleux.

Avec les informations de Kate McGillivray de CBC

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