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L’opposition demande un an d’assurance-emploi pour les personnes malades

Ayant épuisé son assurance-emploi, une Néo-Brunswickoise qui combat un cancer dit qu’elle est forcée d’abandonner sa chimiothérapie et de retourner au travail.

Une femme et son chien dans une cuisine.

À court d’argent, Marilyn Ann Mannette, une Néo-Brunswickoise qui combat un cancer, se voit forcée d’abandonner ses traitements de chimiothérapie et de retourner travailler, au détriment de sa santé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocrate renouvellent leurs appels pour que des prestations d’assurance-emploi pour les travailleurs qui sont gravement malades leur soient versées pendant un an, deux fois plus que ce que le gouvernement libéral est prêt à offrir.

Mardi, Radio-Canada partageait le témoignage d’une résidente de Dieppe, Marilyn Ann Mannette.

Cette Néo-Brunswickoise âgée de 65 ans est soignée pour un cancer. Puisqu’elle a épuisé ses 15 semaines d’assurance-emploi, elle dit qu’elle n’a pas le choix d’abandonner ses traitements de chimiothérapie pour retourner travailler, afin de pouvoir payer son loyer.

Bien sûr que je veux vivre. J’ai deux magnifiques enfants et cinq magnifiques petits-enfants, a-t-elle déclaré. Elle fait des démarches pour trouver une solution, elle qui peut difficilement travailler en ce moment à cause de son état de santé.

Ginette Petitpas Taylor, députée de Moncton—Riverview—Dieppe, a admis que la situation de Mme Mannette était très difficile , lorsqu’on l’a interrogée à ce sujet mercredi à Pubnico, en Nouvelle-Écosse, où elle s’était rendue pour annoncer un financement pour le prochain Congrès mondial acadien.

Comme gouvernement, nous l'avons identifiée comme une situation qui devait être réglée, et c'est pour cette raison que nous allons de l'avant avec la question d'élargir et puis de prolonger les semaines [d’assurance-emploi , a-t-elle affirmé. On doit attendre que ça [entre] en vigueur.

Les changements à l’assurance-emploi sont attendus d’ici la fin de l’année. Le gouvernement de Justin Trudeau va faire passer de 15 à 26 semaines le nombre de semaines pendant lesquelles une personne malade pourra percevoir de l’assurance-emploi.

Les partis d’opposition à Ottawa en réclament le double.

Un député conservateur du Québec, Jacques Gourde, rappelle qu’il a demandé l’an dernier que l’assurance-emploi soit offerte pendant 52 semaines pour les Canadiens dans cette situation.

Jacques Gourde à la Chambre des Communes.

Jacques Gourde est le député conservateur de Lévis—Lotbinière.

Photo : Radio-Canada

Le projet de loi a passé à la deuxième lecture à la Chambre, et la Chambre a voté pour de façon majoritaire. Tous les partis d'opposition ont voté pour. Les libéraux ont voté contre, a déploré M. Gourde, député de Lévis—Lotbinière, dans un entretien, mercredi.

C’était d’ailleurs une promesse du Parti conservateur lors de la plus récente élection fédérale.

À l’opposé de l’échiquier politique, les néo-démocrates demandent des libéraux la même chose.

Le NPD va continuer à pousser, comme on a fait depuis des années, pour mettre en place un programme d'assurance-emploi pour 52 semaines, a mentionné mercredi en entrevue le leader parlementaire néo-démocrate Peter Julian, pour que les personnes comme Mme Mannette aient une assurance-emploi là, quand elle est en train de vivre un drame de santé, ou quand ils perdent leur emploi.

Peter Julian lors d'une intervention à la Chambre des communes

Peter Juian est député de New Westminster—Burnaby en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Le conservateur Jacques Gourde a mentionné qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner son projet. Il dit qu’il ira en comité parlementaire et qu’il cherche à obtenir une recommandation royale (Nouvelle fenêtre), afin que les fonds soient débloqués pour augmenter la durée des prestations d’assurance-emploi encore davantage.

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