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Des infirmières auxiliaires seront formées dans l’ensemble de la région

Une étudiante en soins infirmiers prépare une seringue pour une patiente.

Bien qu'elle soit accélérée, la formation des futures infirmières auxiliaires comprend le même nombre d'heures que la formation régulière. C'est l'horaire qui est modifié pour que les élèves terminent plus rapidement leur formation.

Photo : Gracieuseté - CFP Harricana

Pour la première fois depuis plusieurs années, des infirmières auxiliaires seront formées sur l’ensemble du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue cette année.

Des groupes sont déjà formés à Amos, La Sarre, Rouyn-Noranda et Val-d’Or pour des formations régulières de 22 mois ou accélérées de 14 mois. La nouveauté, c’est l’ouverture d’une première cohorte depuis plusieurs années à Ville-Marie, au Témiscamingue.

« C’est vraiment satisfaisant, parce qu’on a toujours un petit doute quand on lance une cohorte. Mais là, ç'a super bien marché à Ville-Marie. Le CISSS-AT (Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue) a mis beaucoup d’efforts de son côté aussi, donc le groupe devrait être complet. »

— Une citation de  Isabelle Legault, responsable des communications au Centre de formation professionnelle Harricana

« C’est le CISSS-AT qui fait le recrutement, puisqu’il embauche les gens qui font la formation accélérée. Il a également réussi à organiser des modalités de transport pour les gens qui sont à Témiscaming et Kipawa, ce qui a sûrement beaucoup aidé les gens à prendre leur décision », ajoute Mme Legault.

Si la cohorte est complète pour la rentrée, le 6 septembre, c’est donc dire que 22 élèves seront inscrits à la formation accélérée de 14 mois à Ville-Marie. Cette formation plus rapide s’accompagne d’une bourse de 20 000 dollars. La personne doit s’engager à travailler pendant deux ans au sein du réseau de la santé et de services sociaux.

Une cohorte de formation accélérée d’infirmières auxiliaires et une autre pour former de futurs préposés aux bénéficiaires seront aussi lancées à Amos cet automne.

Rétention et bassin de main-d’oeuvre

Pour le CISSS-AT, il s’agit de l’une des mesures qui l’aideront à lutter contre la pénurie de main-d'œuvre, puisqu’il est plus facile de retenir les gens quand ils étudient sur leur territoire. D’autant plus qu’il manquera 150 infirmières auxiliaires d’ici cinq ans dans la région, dont une soixantaine actuellement.

Décentraliser la formation au niveau des soins infirmiers, des infirmières auxiliaires, des préposés aux bénéficiaires sur l’ensemble du territoire, ça fait partie de nos grandes stratégies et actions qu’on vise. Donc, ce partenariat avec le Centre de formation professionnelle Harricana, c’est une belle réussite pour assurer une main-d’oeuvre qualifiée formée sur l’ensemble du territoire, souligne Mathieu Fortier, adjoint à la Direction des ressources humaines, aux communications et aux affaires juridiques du CISSS-AT.

Il faut aussi une vingtaine d’infirmières auxiliaires au Témiscamingue sur les cinq prochaines années, d’où l’importance de lancer des cohortes à Ville-Marie.

Ça nous permet de diversifier nos bassins, dans le sens que ça rend la formation accessible à un plus grand nombre de gens qui, pour différentes raisons, n’auraient pas nécessairement les moyens d'aller se former dans une autre municipalité ou une autre MRC de la région, fait valoir M. Fortier.

Et comme les besoins sont aussi très présents au CLSC de Témiscaming-Kipawa, le CISSS-AT offre son soutien aux gens de ce secteur qui devront se déplacer pour suivre la formation au Centre Frère-Moffet à Ville-Marie, afin que la distance ne soit pas un enjeu.

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