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La victime et les propriétaires du Camping Stoneham déçus de l’absence d’accusations

Camping

Le camping de Stoneham, près de Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’absence d’accusations déposées contre des policiers de Saguenay à la suite d’une bagarre survenue au Camping Stoneham il y a un an déçoit grandement la victime et les propriétaires du site. Il s’agit selon eux d’une injustice flagrante.

Après analyse du dossier, la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a choisi de ne pas aller de l'avant, comme l'a rapporté Radio-Canada mercredi matin.

Un an d’enquête pour en arriver là, c’est sûr que c’est très décevant. Puis c’est sûr que ma pensée, c’est que si ça avait été des civils, ça se serait passé autrement. On dirait qu’il y a deux lois, deux mesures, a lancé la victime, dont l’identité est protégée parce qu'il craint des représailles.

Rappelons que le 21 août 2021, cet homme avait été tabassé par des fêtards au camping situé à Stoneham, non loin de Québec, lorsqu’une beuverie avait dégénéré. Dans le groupe se trouvaient des policiers, dont certains du Service de police de Saguenay (SPS), qui n’étaient pas en service. L’un d’eux aurait retenu la victime pendant qu’elle se faisait frapper, selon sa version. Cet homme a subi une commotion cérébrale.

J’ai mangé plusieurs coups venant de tous bords tous côtés. J’avais un tympan perforé, j’avais reçu un important coup à la tête. Tu supplies la personne, mais elle ne te lâche pas, a relaté cet homme, qui dit avoir souffert de surdité pendant plusieurs mois.

Plus tôt mercredi, il venait d’être informé par l’enquêteur au dossier à la Sûreté du Québec (SQ) qu’il n’y aurait pas de poursuites intentées contre ses présumés agresseurs. Il croit que les policiers se sont protégés entre eux en refusant d'identifier les responsables, surtout qu’une quinzaine de personnes ont été convoquées à des rencontres. La scène a été filmée, mais il faisait nuit.

On m’a dit que le film ne permettait pas d’identifier la personne sans aucun doute et que l’action des autres personnes ne permettait pas de les accuser criminellement. Pour porter des accusations, ça prend des noms, mais quand il n’y a pas de noms qui sortent, tu ne peux pas accuser personne, a-t-il expliqué à propos de sa conversation avec l’enquêteur.

Propriétaires déçus

L’homme assailli venait en aide aux propriétaires du Camping Stoneham le soir de la fête. Ils ont eux aussi mis beaucoup de temps à s’en remettre.

Je n’ai pas été la victime, mais juste d’avoir été témoin d’un acte de violence [commis] par des gens qui sont censés être là pour notre sécurité, c’était assez impressionnant et traumatisant. Puis, évidemment, ils se sont tous défendus entre eux. On est très déçus, surtout pour la victime, a dit la copropriétaire du camping, qui préfère elle aussi ne pas être nommée. Selon elle, la victime a été impuissante dans cette histoire.

C’est sûr que ça fait perdre confiance en notre justice, avait également fait valoir l'homme tabassé.

Le Service de police de Saguenay (SPS) refuse de commenter la décision mais indique que s’il y a eu manquement au code de discipline des policiers de Saguenay, la direction prendra les mesures nécessaires.

D’après un reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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