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Une nouvelle saison de pêche au homard commence dans les Maritimes

Trois bateaux de pêche chargés de casiers à homard sortent du havre.

Les pêcheurs de homard de la zone 25, dans le détroit de Northumberland, ont pris la mer le 11 août 2022. Ci-dessus, le départ des pêcheurs au quai de l'Aboiteau, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Océane Doucet

Radio-Canada

Les pêcheurs de homard du détroit de Northumberland prennent la mer jeudi matin pour leur nouvelle saison de pêche.

La pêche dans les eaux entre le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse, se déroule jusqu’au 12 octobre. Il s'agit de la zone 25 définie par le ministère des Pêches et des Océans du Canada.

L’ouverture de la saison devait avoir lieu le 9 août, mais elle a été reportée à cause de conditions météorologiques défavorables.

À Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, Marc-Antoine Gauvin entame sa troisième saison de pêche.

Ah, c’est un peu stressant, mais c’est un bon stress, je dirais. Moi, j’ai hâte que mes cages soient à l’eau. La pêche a été repoussée, ça fait déjà deux jours. Puis, nous autres, le meilleur temps de la pêche, c’est le début. Quand on perd des journées au début, ce sont des journées qu’on ne peut pas rattraper à la fin, affirme M. Gauvin.

Il exprime aussi l’espoir de connaître une bonne saison avec du homard en abondance, du beau temps et un bon prix pour ses prises.

On a eu une belle année, l’année passée, mais ça ne peut pas tout le temps être bon toutes les années. J’aime assez le homard, je vais le pêcher quand même si le prix n’est pas bon. Ce n’est pas ça qui va m’arrêter, ajoute Marc-Antoine Gauvin.

Plusieurs personnes sur le quai à l'aube devant les bateaux de pêche chargés de casiers à homard.
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Les pêcheurs n'attendaient que l'heure du départ pour prendre la mer.

Photo : Radio-Canada / Océane Doucet

Robert Gallant, un pêcheur à Cap-Egmont, à l’Île-du-Prince-Édouard, s’attend à une pêche abondante cette année, mais les perspectives du marché du homard l’inquiètent.

Le prix du homard sera plus bas et le coût pour pêcher sera plus haut, affirme Robert Gallant.

Avec un taux d’inflation à 10,9 % en juin dernier à l’Île-du-Prince-Édouard, l’industrie du homard subit une hausse des prix de l’équipement, des appâts et du carburant, explique-t-il.

Le prix du diesel utilisé dans cette industrie dépasse 1,85 $ le litre à l’île. Ce ne fait pas d’allure combien ça coûte! Tout est cher! Le combustible coûtera le double comparativement à l’an dernier, déplore Gérald Arsenault, un autre pêcheur de l'Île-du-Prince-Édouard.

Le ministère des Pêches et des Océans précise que la zone 25 compte à l'heure actuelle 477 permis de pêche au homard au Nouveau-Brunswick, 225 à l'Île-du-Prince-Édouard et 16 en Nouvelle-Écosse pour un total de 718 pêcheurs.

Le homard est la pêche la plus lucrative au Canada. La valeur des exportations de ce crustacé par le Canada s'élevait à plus de 3,2 milliards de dollars en 2021.

On pêche [parce] qu’on aime pêcher. On espère qu’il n’y aura pas de grosse tempête. On est content, conclut Robert Gallant.

Avec des renseignements d'Océane Doucet, de Gabrielle Drummond et de Pierre Philippe LeBlanc

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