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Engouement pour la protection du monarque dans le Nord de l’Ontario

Un monarque se pose sur une fleur.

L'arrêt au Canada est une étape importante du cycle de vie du monarque.

Photo : The Associated Press / Robert F. Bukaty

Arrivé depuis quelques semaines dans le Nord de l’Ontario, le monarque peut profiter d'un vaste soutien de citoyens et d’organismes de la région qui veulent éviter son extinction.

Le mois dernier, ce papillon migrateur a été ajouté à la liste rouge des espèces en danger de l'Union internationale pour la conservation de la nature en raison d’un déclin estimé de 22 à 72 % de sa population en Amérique du Nord.

Cette disparition s’explique par de nombreux facteurs comme les pesticides, la destruction de leurs habitats et les changements climatiques, qui deviennent des dangers pendant leur longue migration, selon Cass Krane, scientifique associée à Science Nord.

Mme Krane affirme qu’un effort pour répertorier les habitats de monarques par des citoyens est en cours dans le Nord de l’Ontario afin d’avoir une idée de la présence de ces papillons dans la région et de la santé de l’espèce.

En plus des facteurs cités plus haut, la population nord-américaine de monarques a aussi été fortement touchée par d’énormes feux de forêt qui ont eu lieu au Mexique, une autre région essentielle au cycle de vie de l’espèce.

Selon des recherches de 2015-2016, il y avait environ 200 millions d’individus à l’est des montagnes Rocheuses. Par contre, il y a 20 ans, on estimait qu’il y avait un milliard de papillons sur ce territoire, indique Jensen Edwards.

Une plante cruciale pour le retour de l’espèce

C’est l’asclépiade qui semble être au cœur de l’effort de réhabilitation.

La santé des monarques repose presque entièrement sur la présence d’asclépiades sur le territoire, indique Mme Krane, car les chenilles ne mangent que cette plante, qui leur est essentielle.

Des initiatives régionales sont en cours dans la région de Sudbury pour favoriser la plantation d’asclépiades. La cause du monarque semble tout particulièrement motiver la population.

La chenille d'un monarque.

La chenille du monarque se nourrit exclusivement d'asclépiades.

Photo : Courtoisie

L’organisme Shared Harvest, qui organise depuis deux ans une distribution de semis de plantes sauvages destinées à des insectes pollinisateurs, a aussi distribué avec beaucoup de succès des graines d’asclépiades cette année.

Nous en avons manqué, il y a eu une demande très forte et nous avons dû trouver d’autres graines, d’autres bénévoles, indique Carrie Regenstreif, directrice générale de Shared Harvest et coorganisatrice du projet.

La Ville du Grand Sudbury soutient elle aussi tacitement la croissance de l’asclépiade sur son territoire.

Une porte-parole de la Ville a indiqué par courriel que bien que la Ville n’ait pas de politique officielle sur l’asclépiade, nous encourageons sa croissance dans la région et nous ne l’enlevons pas volontairement des terrains municipaux.

Les efforts de conservation du monarque, bien que récents, semblent porter fruit, selon Jensen Edwards.

Partout où nous avons fait des efforts de restauration des habitats, les monarques sont revenus, se réjouit-il.

En plus de faire pousser des asclépiades, il est possible d’aider les monarques de la même façon qu’on peut aider les autres pollinisateurs, indique Mme Regenstreif.

La meilleure chose à faire, c’est de ne rien faire et de laisser pousser des plantes indigènes à certains endroits. Une fois adultes, les monarques vont se nourrir d'autres fleurs que l’asclépiade, ajoute-t-elle.

Elle rappelle que les insectes pollinisateurs sont essentiels à notre système alimentaire et qu’ils sont tous importants, même si les abeilles et les guêpes ne sont pas autant aimées que le monarque.

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