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Raphaël Simard, 97 ans, toujours présent à la bleuetière familiale

Un homme âgé cueille des bleuets dans un champ.

À 97 ans, Raphaël Simard cueille toujours des bleuets.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

La famille Simard est à l'image des bleuets qu'elle cultive : tissée serrée. Dans leur bleuetière du rang Saint-Eusèbe, à Saint-Félicien, quatre générations sont à l'oeuvre dans les champs l'été. Le doyen du groupe, c'est Raphaël Simard. Rien ne l'arrête, pas même ses 97 ans.

Ça passe le temps et j'aime ça ramasser. Ce n'est pas pour l'argent, a raconté le nonagénaire.

Il y a maintenant 30 ans qu’il a vendu sa bleuetière à son fils, Yoland Simard.

Je ne m’attendais pas à en ramasser cette année parce que je n’étais pas solide trop trop. J’avais de la misère. J’avais une petite marchette et une canne. Je ne me sers plus de ça et ça va bien pareil, a-t-il poursuivi.

C'est très jeune qu'il a commencé à ramasser les bleuets au peigne en forêt et sur les terres de son grand-père. Quatre générations ont possédé la Bleuetière Simard et fils.

Un homme trie des bleuets dans un champ.

Raphaël Simard trie avec attention les bleuets qu'il récolte.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Quand j’étais jeune, lui, il allait cueillir en forêt et moi je restais à la ferme avec mon grand-père pour venir cueillir ici, s’est rappelé celui qui a acheté l’entreprise en 1990, indiquant que les bleuets n'étaient pas toujours très abondants à l'époque.

Aujourd'hui, la bleuetière est productive, mais il faut toujours un coeur solide pour gérer les soubresauts de dame Nature.

Raphaël Simard a sept filles, un garçon et plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Quand tu te lèves le matin, si tu n'as pas de projet, à quoi tu penses? Lui, il en a un projet. C'est les bleuets et ses enfants qui sont autour. Il est heureux de même, a lancé Yoland Simard à propos de son père.

Un homme cueille des bleuets dans un champ devant une plus jeune qui est derrière.

Quatre générations de Simard cueillent des bleuets en même temps.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Les moments en famille ont donc de quoi adoucir les jours difficiles. Cet attachement mutuel se traduit jusque dans les noms donnés aux chemins de la bleuetière, comme le montrent les rues Claudine Simard et Hugo Raymond.

Pour moi, c’est familial parce que c’est un moment où je peux travailler avec mon père et de voir mon grand-père aussi ramasser et être heureux, c’est plaisant de le voir comme ça. Et de voir mes enfants à moi s’occuper de l’autocueillette, moi, ça m’apporte beaucoup, a dit pour sa part Claudine Simard, membre de la 3e génération.

Pour sa part, Hugo Raymond, dans la 4e génération, est toujours heureux de revoir ses grands-parents.

Les proches de Raphaël Simard savent bien qu'il ne sera pas éternel. Ils continuent d'emmagasiner les souvenirs sur ces terres qui seront cédées à la prochaine génération. Le doyen des lieux, lui, compte cueillir tant qu'il le pourra.

Il y a juste le mauvais temps qui m'arrête, a conclu le patriarche.

D’après un reportage de Mélissa Paradis

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