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Québec rejette l’idée de recourir à l’armée pour aider le système de santé du Nunavik

Une rue bordée de maisons de couleurs différentes.

Certaines des 14 communautés autochtones du Nunavik comptent moins de quatre infirmières chacune.

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante

La Presse canadienne

Le ministère de la Santé du Québec dit avoir rejeté la demande de responsables du Nunavik qui souhaitaient que l'armée canadienne vienne en renfort dans les établissements de santé.

Une porte-parole de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, Kathleen Poulin, affirme que la pénurie de main-d'œuvre dans le réseau de la santé affecte gravement le Nunavik en raison de sa position géographique isolée et de ses caractéristiques particulières.

Selon Mme Poulin, certaines des 14 communautés autochtones du Nunavik comptent moins de quatre infirmières chacune, ce qui force des établissements de santé à réduire leurs services aux urgences pendant la saison estivale.

Elle explique que la Régie de la santé a demandé à Québec de lui envoyer des travailleurs de la santé en plus de réclamer qu'Ottawa envoie des militaires capables de prodiguer des soins.

Du côté du cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, la porte-parole Marjaurie Côté-Boileau a répondu que le ministère n'avait pas l'intention de demander des détachements de l'armée en renfort au Nunavik mais que des travailleurs de la santé seraient déployés d'urgence dès que possible.

Le ministère affirme avoir été en communication avec la Régie régionale du Nunavik toutes les semaines et qu'une entente de collaboration serait possiblement signée avec la Croix-Rouge d'ici la fin de la semaine pour fournir du personnel.

En mêlée de presse mercredi, le ministre Dubé a été directement interrogé au sujet de la grave pénurie de main-d'œuvre qui affecte le Nunavik.

Je vais y aller! a-t-il d'abord répondu. Il y a un plan [d'urgence] qui a été fait et je vais aller faire un tour parce que je veux voir comment ça marche.

En plus de l'entente imminente avec la Croix-Rouge, M. Dubé a révélé que des renforts sont attendus d'autres provenances.

On a déjà des ambulanciers, cinq ou six, qui sont en route. On a des médecins d'autres provinces qui ont offert de nous aider, a-t-il mentionné.

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