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Aucune entente pour le transport scolaire dans l’Est-du-Québec

Stationnement d'autobus scolaire.

Des négociations sont toujours en cours pour déterminer les montants budgétaires qui seront débloqués par Québec pour les transporteurs scolaires de la province.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

À deux semaines de la rentrée scolaire, aucune entente n’a encore été conclue entre les transporteurs scolaires et les centres de services scolaires de l’Est-du-Québec. Alors que certains sont optimistes, d’autres craignent des répercussions sur le service à la rentrée.

Des négociations sont toujours en cours pour déterminer les montants qui seront débloqués par Québec et ensuite attribués aux transporteurs scolaires de la province.

Le montant alloué aux divers centres de services scolaires diffère selon le nombre d'élèves et l'étendue du territoire.

Sur la Côte-Nord, les syndicats qui représentent les conducteurs d'autobus scolaires réclament une augmentation salariale qui tienne compte de la hausse du coût de la vie. Le ministère de l'Éducation affirme que l'enveloppe budgétaire est supérieure aux années antérieures. Pour l’année scolaire 2022-2023, l’indexation proposée est de 11,36 %. Ce sont plus de 100 millions de dollars supplémentaires qui composent l’offre gouvernementale, précise, par courriel, la responsable des relations de presse pour le Ministère, Esther Chouinard.

Pour sa part, le président du syndicat d'Autobus Manic, à Baie-Comeau, Robert Jean, indique que des moyens de pression pourraient être entamés si ses membres n'obtiennent pas ce qu'ils revendiquent. Il y a une négociation qui est en train de se faire entre les transporteurs et les centres de service scolaire pour que le gouvernement injecte de l’argent. On ne va pas rester sur le côté à voir passer la parade, c’est fini ça, témoigne-t-il.

Le président du syndicat des chauffeurs scolaires d'autobus Manic, Robert Jean, pose devant deux rangés d'autobus.

Le président du syndicat des chauffeurs scolaires d'autobus Manic Robert Jean affirme que des moyens de pression pourraient être entamés.

Photo : Radio-Canada / Alexie André Belisle

Il déplore entre autres l’absence de pouvoir des chauffeurs d'autobus qui, disent-ils, doivent passer par de nombreuses personnes avant de se faire entendre. Ça fait depuis l’automne dernier qu’on met des moyens de pression, et là, l’automne s’en vient. Ça se peut que ça brasse, je préfère avertir, quand c’est assez, c’est assez, s’exclame M. Jean.

Toutefois, la directrice générale du Centre de services scolaire de l'Estuaire, Nadine Desrosiers, affirme pour sa part être sûre qu'une entente soit signée dans les prochains jours. On est à quelques heures d'un dénouement, à moins qu'il y ait un revirement dont on n’a pas prévu encore les impacts, mais pour l'instant, il n'y a pas d'enjeux majeurs chez nous, considérant qu'on a les mêmes transporteurs ici depuis très longtemps, souligne Mme Desrosiers.

La directrice générale du centre de services scolaire de l'estuaire, Nadine Desrosiers, souriant devant des fenêtres.

La directrice générale du Centre de services scolaire de l'estuaire, Nadine Desrosiers, a confiance qu'une entente soit conclue.

Photo : Radio-Canada / Crédit: Centre de service scolaire de l'Estuaire

Dans l'éventualité où les partis n'arrivent pas à s'entendre avant la rentrée scolaire, les transporteurs scolaires de la région de la Manicouagan promettent d'assurer le service aux élèves sur le territoire.

La direction du Centre de services scolaire du Fer, à Sept-Îles, indique que les négociations se déroulent bien avec les transporteurs et qu’une entente devrait être conclue rapidement.

De l’autre côté du fleuve

De l’autre côté du Saint-Laurent, à Matane, la direction du Centre de services scolaire des Monts-et-Marées se dit optimiste d'en arriver à une entente avec les transporteurs scolaires, tout en indiquant qu'elle se prépare pour une rentrée chamboulée.

Son directeur général, Alexandre Marion, affirme que les pourparlers avec les différents transporteurs se déroulent convenablement, malgré le fait que les partis ne soient toujours pas parvenus à un accord.

Alexandre Marion, directeur général du centre de services scolaire des Monts-et-Marées, souriant à l'extérieur.

Le directeur général du centre de services scolaire des Monts-et-Marées, Alexandre Marion, se prépare pour le pire.

Photo : Radio-Canada / Boris Firquet

À l’aube de la rentrée scolaire, M. Marion anticipe les moyens de pression qui pourraient être déployés par les transporteurs.

Sans autobus scolaire, c'est sûr que ça implique malheureusement les parents, à qui on va demander de l'aide pour le déplacement des enfants si ces ententes-là ne sont pas conclues. On ne jette pas la serviette, mais effectivement, aujourd'hui le 10 août, on avise nos parents qu'il est possible que le début de l'année scolaire se fasse sans transport, conclut-il.

Du côté de Gaspé, au Centre de services scolaire des Chic-Chocs, la direction affirme que la situation devrait être maîtrisée pour la rentrée scolaire.

À Rimouski, les négociations se tiendront l’an prochain.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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