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Hausse du nombre d’agressions sexuelles à l’Île-du-Prince-Édouard

Une femme triste laisse reposer sa tête sur ses mains.

Selon les données de Statistique Canada, 147 agressions sexuelles ont été signalées à la police à l’Île-du-Prince-Édouard en 2021, soit une hausse de 21 % par rapport à 2020.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le nombre d’agressions sexuelles déclarées est en hausse à l’Île-du-Prince-Édouard. Selon des experts, cette augmentation s’explique en partie par le fait que davantage de personnes choisissent de dénoncer ces actes à la police.

Selon les données de Statistique Canada, 147 agressions sexuelles ont été signalées à la police à l’Île-du-Prince-Édouard en 2021, soit une hausse de 21 % par rapport à 2020.

Cette augmentation est observée ailleurs au Canada également. On a recensé plus de 34 200 agressions sexuelles à l'échelle du pays en 2021, ce qui représente une hausse de 18 % par rapport à 2020.

Une femme devant son bureau avec un ordinateur à l'arrière-plan.

Eileen Conboy, présidente du conseil d’administration du Rape and Sexual Assault Centre, explique que cette hausse signifie non pas nécessairement que davantage de personnes ont été agressées mais que plus de gens décident de dénoncer ces actes à la police.

Photo : Radio-Canada / Kirk Pennell

Eileen Conboy, présidente du conseil d’administration du Rape and Sexual Assault Centre, un organisme qui vient en aide aux victimes de l’Île-du-Prince-Édouard, croit qu’une augmentation du nombre d'agressions sexuelles déclarées est tout à fait logique, car la sensibilisation à cette question est beaucoup plus intensive maintenant.

Nous constatons une plus grande reconnaissance de la violence sexuelle dans nos communautés, lance-t-elle.

Mme Conboy explique que cela signifie non pas nécessairement que davantage de personnes ont été agressées mais que les gens sont moins réticents à confier aux autorités ce qui leur est arrivé.

Jayelee Grady, directrice provinciale des services aux victimes du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

Jayelee Grady, directrice provinciale des services aux victimes du ministère de la Justice et de la Sécurité publique

Photo : Avec la gracieuseté de Jayelee Grady, via CBC

Toutefois, selon des experts, les violences sexuelles sont encore largement sous-déclarées et il y a probablement beaucoup plus de cas qui n’ont pas été signalés aux autorités l’an dernier.

Nous savons que toutes les victimes d’agression sexuelle ne signalent pas à la police l'agression qu'elles ont subie, déclare Jayelee Grady, responsable des services aux victimes pour le ministère de la Justice et de la Sécurité publique de l’île.

Mme Grady ajoute que d’une certaine manière, il est encourageant de voir que davantage de données sont transmises à la police. Elle espère que cela signifie que les gens se sentent plus à l’aise de dénoncer ces actes et d’avoir recours aux ressources disponibles.

Chris Gunn en entrevue.

Le sergent Chris Gunn, de la GRC de l'Î.-P.-É. (archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Le sergent Chris Gunn, de la GRC, espère lui aussi que c’est le cas. La GRC essaie également de promouvoir le fait que nous sommes disponibles pour recevoir une plainte de tout citoyen, peu importe à quel moment les gestes ont été commis.

Selon Statistique Canada, le taux de plaintes pour agressions sexuelles jugées non fondées, c'est-à-dire lorsque la police a déterminé qu’aucun crime n’a eu lieu, est d’environ 20 % à l’île, soit le taux le plus élevé au pays.

La GRC et la police de Charlottetown procèdent actuellement à un examen pour déterminer si les affaires classées ont été traitées correctement.

D’après les informations de CBC

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