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12 occasions de se prononcer sur la nouvelle carte électorale au Nouveau-Brunswick

Il y a 10 ans, des organismes soutenaient que la représentation des francophones avait diminué avec l’abolition de plusieurs circonscriptions provinciales.

Un homme marche à grands pas vers la porte d'entrée d'un édifice à côté duquel est plantée une affiche jaune qui dit «Votez ici».

Un électeur se dirige vers un bureau de vote à Quispamsis lors de l'élection générale du 14 septembre 2020 au Nouveau-Brunswick.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé mercredi une douzaine de consultations publiques au sujet du redécoupage de la carte électorale provinciale.

Les citoyens auront donc l'occasion de donner leur avis sur de possibles changements aux frontières de leurs 49 circonscriptions électorales.

Les 12 consultations auront lieu du 23 août au 15 septembre :

  • Inkerman : le mardi 23 août – Centre communautaire d’Inkerman;
  • Campbellton : le mercredi 24 août – Hôtel et centre de congrès Quality Inn;
  • Bathurst : le jeudi 25 août – Centre régional K. C. Irving;
  • Miramichi : le mardi 30 août – Travelodge Miramichi;
  • Bouctouche : le mercredi 31 août – Centre J. K. Irving;
  • Moncton : le jeudi 1er septembre – Delta Beauséjour;
  • Edmundston : le mardi 6 septembre;
  • Grand-Sault : le mercredi 7 septembre – Rodeway Inn;
  • Woodstock : le jeudi 8 septembre – endroit à confirmer;
  • Saint Andrews : le mardi 13 septembre – NBCC Saint Andrews;
  • Saint-Jean : le mercredi 14 septembre – Delta Saint John;
  • Fredericton : le jeudi 15 septembre – Delta Fredericton.

La Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation est décrite par la province comme indépendante. Elle a le mandat de redéfinir les limites des circonscriptions.

Cet exercice se fait chaque 10 ans, comme le stipule la Loi sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation au Nouveau-Brunswick.

En 2012-2013, l’exercice avait mené à la disparition de six circonscriptions, faisant passer de 55 à 49 le nombre de sièges à l’Assemblée législative. Cette fois, le nombre de circonscriptions demeurera le même.

Camille Thériault sourit en fixant directement la caméra.

Camille Thériault, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, en entrevue mercredi.

Photo : Radio-Canada

Cette année, la commission est co-présidée par deux anciens politiciens : l’ex-premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Camille Thériault, et l’ex-député fédéral progressiste-conservateur Roger Clinch.

M. Thériault a expliqué qu’une circonscription provinciale au Nouveau-Brunswick doit compter en moyenne 11 714 électeurs.

Ça serait l’ultime carte électorale, mais dû aux communautés d'intérêt, [aux] questions linguistiques, vu aussi la nouvelle délimitation pour les municipalités, ça serait très peu probable qu'on ait 49 circonscriptions avec tous et chacune le même nombre d'électeurs, a-t-il mentionné mercredi, dans une entrevue au Téléjournal Acadie.

Il y a 10 ans, on avait estimé que chaque circonscription devait compter en moyenne 11 269 électeurs. Cependant, en une décennie (de 2011 à 2021), la population du Nouveau-Brunswick a augmenté de 3,25 %, passant de 751 171 personnes (Nouvelle fenêtre) à 775 610 personnes (Nouvelle fenêtre), selon les recensements de Statistique Canada.

Les citoyens et les organismes peuvent faire valoir leur point de vue en personne ou virtuellement lors des consultations publiques, ou soumettre leur commentaires sur le site Internet de la commission. On demande aux gens du Nouveau-Brunswick de venir nous raconter leurs expériences dans leur circonscription au cours des 10 dernières années, a dit M. Thériault.

Poids des francophones

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) sera sans doute l’un des groupes qui interviendront lors des consultations.

L’organisme de défense des droits des francophones avait uni ses forces avec l'Association francophone des municipalités (AFMNB) pour contester le précédent recoupage.

Les deux groupes soutenaient que la représentation des Acadiens avait été réduite dans les régions de Memramcook et de Néguac, et que deux circonscriptions majoritairement francophones étaient devenues majoritairement anglophones.

Interrogé à ce sujet, le coprésident Camille Thériault a indiqué mercredi que ce ne serait pas responsable de se prononcer sur la question avant le début des consultations. On est bien au courant des doléances de la SANB, a-t-il mentionné.

Dans un communiqué mercredi, l’autre coprésident, Roger Clinch, a affirmé qu’un des objectifs qu’il poursuivait avec M. Thériault était d'offrir aux Néo-Brunswickois un processus ouvert et transparent pour tous.

Avec des renseignements de Michèle Brideau

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