•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Quiconque vit à Québec sait que ça prend un 3e lien », dit Martine Biron

Gros plan latéral sur une dame blonde qui se tient devant un micro; François Legault applaudit derrière elle.

François Legault a présenté officiellement la candidate Martine Biron.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Félix Duchesne

À titre de journaliste et analyste à Radio-Canada, Martine Biron critiquait fortement le troisième lien. Lors de la conférence de presse officialisant sa candidature dans la circonscription de Chutes-de-la-Chaudière, elle a affirmé que : « Quiconque vit à Québec sait que ça prend un troisième lien ».

Pourtant, le 30 mai 2021, à l’émission Les coulisses du pouvoir, Martine Biron faisait une analyse sévère de la première mouture du projet de troisième lien. Électoraliste, le projet de tunnel Québec-Lévis était fait à un coût absolument exceptionnel, affirmait l'analyste à l'époque.

Pour la nouvelle candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), le message a changé et le troisième lien, un projet de tunnel bitube évalué à 6,5 milliards de dollars, serait maintenant essentiel pour la grande région de Québec et son développement économique.

Par contre, elle se dit consciente que des questions restent toujours sans réponse. Entre autres, il manquerait des études d’achalandage des ponts. Elle a bon espoir que lors des premières semaines du prochain mandat, les questions trouveront des réponses.

« Nos ponts sont vieillissants, ils ont besoin de soins spéciaux, il nous faut un troisième lien, un lien de remplacement. »

— Une citation de  Martine Biron, candidate de la CAQ dans Chutes-de-la-Chaudière

La défense des droits des femmes

Suivant de près l’actualité en tout genre en tant que journaliste, Martine Biron a fait écho à l’actualité américaine et plus précisément au droit à l’avortement.

Son implication en politique représente pour elle un pas dans la bonne direction pour défendre les droits des femmes sur le plan politique.

« Qui va défendre le droit des femmes si nous, les femmes, on n’y va pas, en politique? »

— Une citation de  Martine Biron, candidate de la CAQ dans Chutes-de-la-Chaudière

De journaliste à candidate

Questionnée par rapport à son éthique et à la possibilité de défendre certains intérêts politiques alors qu’elle était analyste, elle affirme que l’éthique a toujours été au centre de ses préoccupations. Dans mon cas, j’ai été éthique du début jusqu’à la fin, a répondu Martine Biron.

Elle a même justifié sa décision de passer du journalisme à la politique en mentionnant d’autres ayant pris le même chemin comme Winston Churchill, Chrystia Freeland, René Lévesque ou Claude Ryan.

Elle précise que chaque parti politique compte d’anciens journalistes dans ses rangs et qu’il est normal d’observer cette tendance en raison de la proximité que ces deux professions entretiennent. Je ne suis pas la première et je ne serai pas la dernière, affirme la candidate dans Chutes-de-la-Chaudière.

Autre déclaration choc lors de la conférence de presse, lorsqu’on lui a demandé si elle était fédéraliste ou souverainiste, Mme Biron a voulu mettre la question au clair : Je suis nationaliste pur jus.

À noter que Martine Biron est encore employée du diffuseur public, elle est toutefois en congé sans solde.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !