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Un nouveau café à Dieppe emploie des jeunes ayant des défis intellectuels

Nathalie Perron, Samuel Dégarie, Suzanne Boudreau et Pierre Arsenault.

Nathalie Perron, Samuel Dégarie, Joël Arsenault, Suzanne Boudreau et Pierre Arsenault du Café Inclusio de Dieppe

Photo : Facebook/Café Inclusio

Radio-Canada

Un nouveau café a ouvert ses portes dans le sous-sol de la maison historique Doiron, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. Le Café Inclusio est l’aboutissement d’un projet d'un couple et d'une mère. Chacun a un fils qui connaît des défis intellectuels et de développement. L'idée était de leur donner une occasion d’emploi.

Les propriétaires, Nathalie Perron, Suzanne Boudreau et Pierre Arsenault, se connaissent depuis belle lurette.

Notre amitié s’est nouée encore plus fort lorsqu’on a eu des enfants à besoins spéciaux, raconte Nathalie Perron, dont le fils, Samuel Dégarie, 19 ans, a le syndrome de Down.

Une fois sorti du système scolaire, il n’y a pas beaucoup de services, malheureusement. C’est une population qui a plus de difficulté à entrer sur le marché du travail. Nos fils, en plus, ont des difficultés d’expression […] C’est ces gens-là qui sont le moins souvent employés, indique Suzanne Boudreau, mère de Joël Arsenault. Son fils, qui est aussi celui de Pierre Arseneault, a 21 ans et il est autiste.

Depuis l’ouverture du Café Inclusio, le 5 août, les deux jeunes hommes n’ont pas chômé. Sourire aux lèvres, ils découvrent la réalité professionnelle de l’industrie de la restauration, une tasse de café à la fois.

Un jeune homme prépare un café.
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Samuel Dégarie s’active à la tâche.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Café Inclusio

Ils aiment voir les gens. Ils aiment servir. Ils aiment avoir un sens d’accomplissement, explique Mme Boudreau.

Ça se passe tellement bien, on est tellement heureux, ajoute Mme Perron. On apprécie le soutien qu’on a reçu de la communauté, c’est beau à voir.

Un projet de longue date

Les trois parents et les deux fils ont commencé à faire des événements éphémères pour vendre du café dans le Grand Moncton en 2019. Ils avaient ce projet en tête depuis 2017.

Une tasse de café à côté de grignotines sur une table. Sur la tasse, il est écrit « L’inclusion, une tasse à la fois ».
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Le logo de l’entreprise, réalisé par Dominique LeBlanc. Les mains qui tiennent une tasse de café représentent le soutien.

Photo : Gracieuseté : Café Inclusio

Il y a eu un intérêt, mais évidemment, la pandémie a commencé, c’est là que ç'a ralenti, raconte Pierre Arsenault.

Les amis décident alors d’offrir un service de livraison de café à domicile, par le biais de leur brûleur, Sunny Brae Coffee. En l’espace d’une semaine ou deux, on avait tout vendu, se souvient Pierre Arsenault.

Alors, sans emplacement fixe, les tâches que pouvaient faire Joël et Samuel étaient plutôt limitées.

Le groupe d’amis entend alors parler d’un espace disponible dans le sous-sol de la maison Doiron.

Ça nous a charmés, quand on a été visité, se souvient Nathalie Perron. On a fait une offre, et nous voilà.

Un espace café.
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Le Café Inclusio est dans le sous-sol de la maison historique Doiron de Dieppe, construite en 1841 par Joseph Doiron.

Photo : Gracieuseté : Café Inclusio

C’était un rêve qu’on avait partagé aussi, d’avoir quelque chose où l’on pourrait voir nos fils. Et un café, ça fait chaleureux, ajoute Suzanne Boudreau. Quand on a ouvert les portes la fin de semaine passée, Nathalie a dit Welcome to your second home. [Bienvenue dans ton deuxième chez-toi].

Maintenant que le Café Inclusio a pignon sur rue, la formation professionnelle offerte à Joël et Samuel est plus diversifiée.

Ils ont appris à servir le café, travailler [à la caisse enregistreuse], nettoyer les tables, balayer le plancher, énumère Pierre Arsenault.

Avec du soutien et de l’encadrement, les personnes atteintes de déficiences intellectuelles et de troubles du développement sont plus que capables de travailler, conclut M. Arsenault.

Avec les informations de l’émission La grande virée

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