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La rentrée pourrait se faire sans transport scolaire en Outaouais

Un autobus scolaire.

La majorité des centres de services scolaires du Québec sont en négociation avec les transporteurs privés pour le renouvellement des contrats, échus depuis le 30 juin dernier.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Les centres de services scolaires en Outaouais ne sont toujours pas parvenus à une entente avec les transporteurs de la région à quelques semaines de la rentrée. Devant cette impasse, les parents sont invités à se préparer à l’éventualité qu’aucun service de transport scolaire ne soit offert à la fin d'août.

Dans un courriel dont Radio-Canada a obtenu copie, le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) demande aux parents de prévoir un plan B.

Si aucune entente n’est conclue d’ici la rentrée scolaire, il se pourrait qu’aucun transport scolaire ne soit offert lors de la rentrée scolaire. [...] Bien que les négociations se poursuivent, nous vous invitons à prévoir des solutions pour le transport de vos enfants advenant une rupture de service temporaire, peut-on lire.

« On veut que les parents commencent à penser à une rentrée possible sans autobus, sans transport offert. »

— Une citation de  Nadine Peterson, directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais

Le Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées (CSSCV) a livré le même message il y a quelques semaines dans une note aux parents.

Nous désirons vous informer qu’il est possible qu’aucun transport scolaire ne soit offert lors de la rentrée scolaire, en août prochain. Par prudence, nous préférons en avertir les parents afin de leur permettre de s’y préparer à l’avance advenant que le service de transport ne soit pas offert.

Cette situation touche le transport à bord d'autobus jaunes et n’affecte pas celui offert par la Société de transport de l’Outaouais (STO).

La majorité des centres de services scolaires au Québec sont en négociation avec les transporteurs privés pour le renouvellement des contrats, échus depuis le 30 juin dernier.

Le gouvernement du Québec a consenti à une bonification des contrats. Toutefois, les transporteurs jugent cette hausse insuffisante dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre et de hausse du prix du carburant, notamment.

Le gouvernement nous offre 5,80 % d’indexation, mais nos syndicats, nos employés, nos chauffeurs, avec la pénurie [de main-d'œuvre] et avec la hausse des salaires que nous observons partout, nous demandent jusqu’à 25 % d'augmentation des salaires. De plus, nos coûts d’exploitation et nos coûts d’entretien ont augmenté jusqu'à 30 %. Le prix du diesel a doublé et, à la fin de l’année, on roulait à perte, a expliqué Jonathan Lauzon, directeur général de la firme Autobus Campeau, en entrevue mercredi à l’émission Les Matins d’ici.

Nadine Peterson, directrice du CSSPO, explique que les centres de services ont les mains liées dans ce dossier puisqu’ils doivent composer avec un budget fixé par le ministère de l’Éducation et négocier ensuite avec les transporteurs locaux.

Une femme en entrevue virtuelle.

La directrice générale du Centre de services scolaire Portages-de-l’Outaouais, Nadine Peterson

Photo : Radio-Canada

L'aspect le plus difficile présentement, c’est le volet financier. Malheureusement, les centres de services, on a peu de marge de manœuvre. On doit organiser les services en fonction de notre clientèle. On doit bien servir notre clientèle qui a besoin de transport et on est financés par le ministère [de l’Éducation], donc on ne fait pas d’argent, on ne fait pas de surplus avec notre budget de transport. Il faut vraiment balancer. Donc, on n’a pas une très grande marge de manœuvre, a-t-elle indiqué en entrevue mercredi.

Mme Peterson a précisé que les négociations se poursuivent et que le dossier évolue d’heure en heure.

M. Lauzon, de la firme Autobus Campeau, se dit optimiste d’en arriver à une entente avant la rentrée scolaire.

Il n’est plus minuit moins cinq, il est minuit moins une, mais on a de l’écoute et les centres de services scolaires se font entendre aussi auprès du ministre, a-t-il dit.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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