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Usine du Lac-à-la-Pêche : la décontamination d’un ruisseau suspendue

Un camion et un tuyau de métal qui se rend dans le ruisseau.

Des travaux avaient été entamés pour décontaminer le ruisseau Perchaude, à Shawinigan, mais ils ont dû être suspendus.

Photo : Radio-Canada

À peine entamés, les travaux de décontamination du ruisseau Perchaude situé à proximité de la Station de traitement de l'eau du Lac-à-Pêche, à Shawinigan, sont suspendus pour une durée indéterminée.

Cet arrêt est dû à une modification de la zone des travaux qui force la Ville à obtenir une modification au certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, selon le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Il explique que l’entrepreneur doit déplacer l’équipement utilisé pour assécher le cours d'eau et retirer les boues toxiques. Compte tenu que c’est déjà très précis l’endroit où les barrières d’eau doivent être installées et compte tenu qu’il faut les déplacer, il faut faire la demande au ministère de l’Environnement pour modifier le certificat d’autorisation [...] pour s’assurer d’être conformes à ce qu’ils vont nous demander, indique-t-il.

En août 2021, on apprenait que le ruisseau Perchaude avait été contaminé par la toute nouvelle usine de traitement des eaux du Lac-à-la-Pêche. Un mauvais fonctionnement des membranes responsables de filtrer l’eau a entraîné des déversements de résidus toxiques dans le ruisseau avoisinant. L'usine a dû être fermée, forçant les résidents à faire bouillir l'eau durant plus de sept mois.

L'affiche annonçant l'usine et l'extérieur du bâtiment.

La Station de traitement de l'eau du Lac-à-la-Pêche a été remise en service à l'été 2022.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

La Ville a mal planifié les travaux, selon un citoyen

Les travaux ont débuté le mercredi 3 août et ont été suspendus dès le lendemain, selon André Berthiaume, le résident qui a initialement tiré la sonnette d’alarme sur cette contamination. Le ruisseau traverse son terrain dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides.

L’arrêt des travaux le déçoit, mais il affirme ne pas être surpris.

André Berthiaume estime que la Ville a encore une fois manqué à ses responsabilités. Elle aurait dû prévoir une plus grande zone de travaux, d'entrée de jeu, pour ne pas avoir à demander une modification à Québec.

Ils sont en train de perdre le temps propice pour faire des travaux. Le mois de juillet est déjà terminé, on a une semaine en août qui est partie, on va se ramasser en septembre, avec les pluies qui vont commencer, déplore-t-il.

Le Shawiniganais craint que ce délai ait un impact négatif sur la suite des choses. Ça va être comme l’année passée, les travaux vont se dérouler dans le chaos total avec des extras au contrat qui vont coûter des fortunes, croit-il.

Impossible d'anticiper cette situation, selon le maire

Le maire de Shawinigan estime que la zone de travaux n'aurait pas pu être élargie d'avance parce qu'il était difficile de savoir où se trouvaient les sédiments dans le ruisseau.

On ne peut pas toujours prévoir chacun des éléments, plaide Michel Angers.

Le maire affirme vouloir tout faire dans les règles de l’art. On ne souhaite pas avoir un autre avis de non-conformité [..] donc on va suivre les règles du ministère de l’Environnement à la lettre, assure M. Angers qui fait référence aux cinq avis que la Ville avait reçus en lien avec la Station de traitement de l’eau du Lac à la Pêche.

Pour le moment, personne ne sait quand les travaux reprendront, mais Michel Angers croit qu'ils seront terminés pour la fin de l'été, comme prévu dans l’échéancier initial.

Avec les informations de Magalie Masson

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