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On lui refuse des soins en santé mentale en N.-É., elle se tourne vers le N.-B.

Un portrait de la jeune fille.

Emily Black vit à Amherst en Nouvelle-Écosse et dit qu'elle a été renvoyée de l'hôpital de nombreuses fois, alors qu'elle tentait d'accéder à des soins de santé mentale.

Photo : Radio-Canada / Patrick Callaghan

Radio-Canada

Emily Black était en détresse psychologique le mois dernier quand son père a appelé le 911. Des policiers se sont présentés, et comme plusieurs fois auparavant, ils l'ont emmenée au Centre régional de santé Cumberland à Amherst, en Nouvelle-Écosse.

Elle souffre de trouble bipolaire et d'un trouble du spectre de l'autisme et, ce soir-là, elle dit avoir attendu trois heures pour voir un médecin.

Finalement, aucun membre du personnel en psychiatrie n'était disponible.

Emily Black raconte qu’on lui a dit d’attendre jusqu'à 9 h le lendemain matin, mais qu'à 7 h, une infirmière l’a réveillée en lui disant de partir parce qu'elle ne verrait pas de médecin en psychiatrie.

« C'est un sentiment terrible, ça me donne l'impression d'être une moins que rien. »

— Une citation de  Emily Black

Son père a décidé de la conduire au Nouveau-Brunswick pour des soins de santé mentale. Elle dit qu'ils sont allés dans un hôpital de Moncton et qu'elle a été admise immédiatement.

L'expérience n'a rien de nouveau pour la jeune femme de 21 ans qui souffre de maladie mentale depuis l'âge de 10 ans.

Chaque fois que j'ai été au Nouveau-Brunswick, j'ai toujours pu être admise facilement, constate-t-elle. Mais en Nouvelle-Écosse, on me refuse presque à chaque fois.

En mars 2021, Emily Black a refusé de quitter la salle d'urgence du Centre régional de santé Cumberland et elle a été accusée de méfait.

Elle explique qu'elle est parfois incapable de contrôler ses émotions et qu'elle crie ou se frappe la tête quand elle est à l'hôpital, ce qui force les médecins à appeler la police.

Mais à son avis, la situation est encore pire lorsque la police est impliquée.

J'aimerais que les médecins soient plus compréhensifs, confie-t-elle.

Je sais que je ne suis pas seule, je sais qu'il y a beaucoup de gens en Nouvelle-Écosse qui sont négligés par le système de santé mentale.

Un problème fréquent, selon une avocate

La directrice du nouveau bureau des services juridiques en santé mentale de l'aide juridique de la Nouvelle-Écosse affirme que les personnes qui souffrent d'une maladie mentale et qui essaient d'accéder à des soins sont souvent arrêtées.

Je le vois chaque semaine, dit Kelly Rowlett. C'est très triste.

L'avocate est assise à son bureau.

Kelly Rowlett est directrice du nouveau bureau des services juridiques en santé mentale de la Nouvelle-Écosse. Elle croit que les personnes arrêtées dans les hôpitaux n'ont pas leur place en prison.

Photo : Radio-Canada / Brian MacKay

Les trois avocats du nouveau bureau travaillent avec les services d'aide juridique de toute la province pour trouver des services appropriés pour les personnes atteintes de maladie mentale et ainsi les garder hors des centres de détention.

« Une fois que vous reconnectez les gens avec des ressources, ils réussissent mieux et ils ne vont pas en prison parce qu'ils évitent les ennuis. »

— Une citation de  Kelly Rowlett, avocate

Santé Nouvelle-Écosse refuse de commenter cette histoire.

Dans un courriel, un porte-parole de l’autorité sanitaire écrit que les résidents du comté de Cumberland, où vit Emily Black, ont accès à divers services de santé mentale.

Le service d'accueil au Centre régional de santé Cumberland est disponible du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.

Une clinique communautaire dotée d'une équipe de professionnels en santé mentale est située au centre-ville d'Amherst.

Besoin d’aide?

Si vous pensez au suicide ou si vous vous inquiétez pour un proche, des intervenants sont disponibles pour vous aider 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Avec les informations de Josh Hoffman de CBC

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