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La Croix-Rouge peine à trouver un endroit où rester pour les sinistrés en N.-É.

Des pompiers en uniforme, photographiés de dos, se dirigeant vers un camion de pompiers.

Les pompiers de Brooklyn et de Rawdon, en Nouvelle-Écosse, font partie de ceux d'une douzaine de services d'incendie qui ont combattu un feu de forêt, le 6 août 2022, près de Mount Uniacke, en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Jeorge Sadi

Radio-Canada

La Croix-Rouge canadienne a du mal à trouver des logements en Nouvelle-Écosse pour les personnes déplacées par une urgence telle qu'un feu ou une innondation.

Habituellement, la Croix-Rouge réussit à trouver un logement temporaire pour les sinistrées, mais la crise du logement et le haut taux d’occupation des hôtels en cette période estivale rendent la tâche difficile, voire même impossible.

Bill Lawlor, un des directeurs pour la Croix-Rouge canadienne dans la région de l'Atlantique affirme que la situation a commencé à se détériorer à la fin mai.

Nous ressentons certainement la crise pendant la plupart des saisons touristiques, mais cette année a été la pire de mes 24 années avec la Croix-Rouge, constate Bill Lawlor.

Le porte-parole de la Croix-Rouge, Bill Lawlor, lors d'un point de presse le 27 avril 2019 .

Le porte-parole de la Croix-Rouge en Atlantique, Bill Lawlor.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Certains Néo-Écossais déplacés, en particulier dans la municipalité régionale d'Halifax, ont été placés dans des AirBnB et même des terrains de camping. Mais les terrains de camping et les AirBnB se remplissent aussi avec la saison touristique.

La nature de notre travail est de toute dernière minute et c'est là que vous rencontrez des défis, explique le directeur. Si c'est un lundi, nous avons peu ou pas de défis. Mais une fois que nous commençons à approcher du week-end, les défis s’accentuent.

« Dans certains cas, nous n'avons pas pu trouver de logement. »

— Une citation de  Bill Lawlor, directeur pour la Croix-Rouge canadienne en Atlantique

Avec l'assouplissement des restrictions liées à la COVID-19 et le retour des navires de croisière, les touristes affluent en Nouvelle-Écosse pour la première fois depuis le début de la pandémie.

C'est une bonne nouvelle pour l'industrie hôtelière et le secteur de l'hébergement, admet le directeur. Mais pas pour ceux qui ont besoin d’aide.

Photo aérienne d'un immense bateau de croisière, avec de hauts édifices du centre-ville d'Halifax derrière.

Le navire Oasis of the Seas entre au port d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 7 juin 2022. Jadis le plus grand paquebot du monde, il est en 2022 le 4e plus gros bateau de croisière.

Photo : CBC / Steve Lawrence

Bill Lawlor affirme que la crise du logement est aussi un facteur majeur de ce faible taux d'inoccupation

La population de sans-abris a plus que doublé au cours des quatre dernières années à Halifax seulement. Et les chiffres dans certaines parties de l'est de la Nouvelle-Écosse sont aussi à la hausse.

La province a répondu avec des plans de développement accélérés pour augmenter le nombre de logements.

Mais pour les personnes déplacées de leur domicile pour des catastrophes, des violences domestiques ou même des raisons financières, il manque d'options.

Bill Lawlor s'attend à ce que la situation s'améliore un peu lorsque la saison touristique s’atténuera cet automne.

Avec les informations de Adam Inniss de CBC

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