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Le monde de la restauration en effervescence à Gaspé

Un restaurant bondé.

L'offre en restauration est de plus en plus diversifiée à Gaspé, au grand bonheur des visiteurs et des résidents.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Radio-Canada

Le contexte actuel où se mêlent rareté de la main-d'œuvre et possible resserrement de mesures sanitaires à l'automne ne semble pas ralentir les restaurateurs à se lancer dans de nouveaux projets à Gaspé.

Sur la rue de la Reine, l'artère principale de la ville, on retrouve deux cafés, un bar, une boulangerie ainsi qu'un restaurant, en plus de l'ouverture imminente d'une buvette.

Un nouveau restaurant a ouvert ses portes la semaine dernière, ce qui en fait déjà le troisième à voir le jour au centre-ville en deux ans.

Sara Di Zazzo et William Fortin ont inauguré l'établissement Sarcelle à la marina de Gaspé la semaine dernière. Pour eux, même si près d'un restaurant sur cinq a été forcé de fermer ses portes depuis le début de la pandémie au Québec, les embûches liées à la main-d'œuvre et à la pandémie de COVID-19 n'ont pas été un frein.

William Fortin, copropriétaire du restaurant Sarcelle.

William Fortin, copropriétaire du restaurant Sarcelle

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

On est tombés en amour avec Gaspé, solide! On voulait travailler les produits d'ici, d'abord et avant tout. Puis on s'est ramassé à la marina, raconte Sara Di Zazzo. On a été super chanceux de se ramasser dans cette place là qui est magnifique.

Les deux restaurateurs sentent une bonne collaboration entre les divers établissements à Gaspé.

« Il y a de la place pour tout le monde. Moi, j'ai envie de collaborer avec ce monde-là, de m'intégrer dans les petits projets spéciaux qui vont inclure le "Paquebot" et "Oh les pains". »

— Une citation de  Sara Di Zazzo, copropriétaire du restaurant Sarcelle

Les restaurants voisins ne se disent pas inquiets de l'arrivée d'un nouveau compétiteur en ville malgré le petit bassin de population.

Elsa Houde, originaire de Gaspé, a fondé en 2020 une boulangerie qu’elle a baptisée Oh les pains. La rue de la Reine, c'était pas mal tranquille quand la boulangerie a ouvert ses portes, se souvient-elle.

Des employés affairés et des clients qui discutent devant le comptoir.

Le personnel de la boulangerie Oh les pains n'a pas le temps de s'ennuyer.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Pour elle, il n'a jamais été question de compétition puisque chaque établissement présente sa couleur personnelle.

« Au lieu de se dire on va se partager la tarte, moi je vois la tarte qui a grossi, puis on continue à se la partager. »

— Une citation de  Elsa Houde, propriétaire de la boulangerie Oh les pains

Personne ne s'est alarmé non plus de l'ouverture du Paquebot Café. La nouvelle enseigne est apparue en face de Oh les pains en 2021.

C'est l'amour pour la Gaspésie qui a ramené Isabelle Huard à Gaspé, son patelin d’origine. On avait le goût de revenir ici avec les enfants, que les enfants soient proches des grands-parents et de la mer, raconte-t-elle.

Elle dit avoir senti que le moment était bon pour lancer un établissement avec une offre différente pour la population.

« On ne voyait vraiment pas ça comme la compétition, mais vraiment bonifier l'offre à Gaspé qui était vraiment de base. C’est juste cool d’avoir plein d’endroits où aller. »

— Une citation de  Isabelle Huard, copropriétaire du Paquebot café
Le Paquebot Café de Gaspé.

Le Paquebot Café de Gaspé

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Claudine Roy, propriétaire de l'Auberge Sous les arbres a ouvert le premier bistro de la Gaspésie, le Brise-Bise. Aujourd’hui, elle n’hésite pas à aider les nouveaux entrepreneurs.

Saluant les autres initiatives qui émergent autour de la péninsule, elle n’a que faire du concept de compétition. Il faut être là pour développer notre coin de pays, dit-elle.

« C’est génial de voir ces jeunes qui reviennent. Pour moi [ces nouvelles entreprises] ce sont des cadeaux incroyables pour la Gaspésie. »

— Une citation de  Claudine Roy, propriétaire de l'Auberge Sous les arbres

Si tu vas à la Buvette Thérèse, la buvette, cite-t-elle en exemple, c'est toute une gang de jeunes qui ont débarqué et qui ont décidé d'ouvrir quelque chose qui est complètement différent au niveau du service de la restauration.

Claudine Roy explique que les jeunes entrepreneurs répondent à un besoin qui n’est pas que touristique.

Si je parle de Gaspé, il y a quand même une clientèle de jeunes professionnels qui est là, constate-t-elle. Il y a le cégep et à l'hôpital, il y a LM Wind Power qui s'en vient avec 500 travailleurs. Ces gens-là, il faut les nourrir, les sortir. Il faut toujours ajuster notre offre.

La femme d’affaires admet qu’il faut énormément de courage pour se lancer en restauration. Pour tenir, parce que les profits nets au niveau de la restauration sont extrêmement minces, estime-t-elle. Elle soulève aussi l'épineux problème du manque de main-d'œuvre.

Claudine Roy mentionne également que l'Association des restaurateurs du Québec, veut vraiment arriver à une entente avec le gouvernement pour un partage des pourboires qui serait plus équitable entre cuisine et services.

D'après le reportage de Guillaume Whalen

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