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La construction de Trans Mountain menace les saumons, dénoncent des écologistes

Un petit poisson mort dans des mains.

Un poisson mort sur les rives de la rivière Coquihalla à Hope, en Colombie-Britannique, alors que la construction du pipeline Trans Mountain se déroule.

Photo : Radio-Canada / Gian Paolo Mendoza

Le projet d'expansion du pipeline Trans Mountain continue de créer de la controverse en Colombie-Britannique. Plusieurs groupes environnementaux dénoncent que les travaux de construction sur la rivière Coquihalla dans la région de Hope, se déroulent pendant la période de reproduction du saumon.

Kate Tairyan, docteur éducatrice en santé publique à l’Université Simon Fraser, réside à quelques centaines de mètres de cette rivière. Cette année, les saumons remontent la rivière pour se reproduire beaucoup plus tôt que d’habitude, remarque la membre du groupe Protect the Planet. C'était très surprenant, car nous vivons ici depuis plus de 13 ans, je n'ai jamais vu de saumon arriver en si grand nombre et si tôt.

Kate Tairyan examine un poisson mort sur les berges de d'une rivière.

Kate Tairyan, de l'Université Simon Fraser, examine un poisson mort sur les berges de la rivière Coquihalla à Hope, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Gian Paolo Mendoza

Depuis le début des travaux le 1er août, elle s’inquiète des équipements lourds qui creusent dans la rivière.

Elle a documenté la mort de nombreux saumons dans cette rivière névralgique, ce qui est inhabituel au mois d'août. Après avoir inspecté cinq poissons, elle s’est rendu compte que quatre d’entre eux avaient des œufs dans le ventre, c'est-à-dire qu’ils sont morts avant d’avoir pu se reproduire.

« C'est [le saumon] une source de subsistance pour tant de communautés, les communautés autochtones dépendent de ces rivières.  »

— Une citation de  Kate Tairyan, résidente de Hope

Selon elle, les travaux devraient être suspendus lors d’un moment aussi important pour la survie de ce poisson : Je suis consterné que notre gouvernement n'agisse pas plus vite et n'arrête pas ces travaux.

Trans Mountain déclare que la construction est conforme aux plans de protection de l'environnement approuvés par la Régie de l'énergie du Canada et par le ministère Pêches et Océans. Lorsque les conduites seront installées, le cours d’eau retrouvera son cours naturel, affirme l'entreprise.

Une vue aérienne des travaux d'excavation de Trans Mountain.

Vue aérienne des travaux d'excavation de Trans Mountain au milieu de la rivière Coquihalla.

Photo : Protect the Planet

Ce genre de construction est inapproprié dans un écosystème si important pour la faune, selon Sven Biggs, le directeur du secteur pétrolier et gazier canadien pour Stand.earth, un groupe environnemental qui s’oppose à l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

En 2019, le groupe avait signalé cette problématique et proposé l’utilisation d'une autre option : le forage directionnel. Une technique moins perturbante pour les écosystèmes qui permet de creuser sous la rivière.

Celle-ci est toutefois plus chère. Ils ont choisi de faire des économies, dit-il.

Les dépassements de budget et le retard sont tellement importants qu'on leur a permis de s'en tirer avec des exemples de plus en plus flagrants de violation des conditions initiales , affirme-t-il. Sven Biggs déplore l'impact que ces travaux pourraient avoir à long terme sur la migration des saumons.

L’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui s’étend d’Edmonton à Burnaby, dans le Grand Vancouver, doit augmenter sa capacité d'environ 300 000 barils par jour pour atteindre 890 000 barils par jour.

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