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La rentrée pourrait coûter plus cher aux parents

Des surligneurs et des fournitures scolaires dans un magasin.

La rentrée pourrait coûter plus cher aux parents.

Photo : Radio-Canada / Arianne Béland

Radio-Canada

Les parents pourraient avoir à débourser davantage cette rentrée en raison de la hausse du prix de certaines fournitures scolaires.

Les dépenses pour l'année scolaire suivent en effet la hausse du coût de la vie, explique la coordinatrice de l’Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie Sylvie Bonin.

Je dirais que même les personnes de classe moyenne, cela fait plus d'un an qu'il y a de la grosse inflation, constate-t-elle.

« Le matériel comme le papier a monté, mais c'est aussi la boîte à lunch, le sac d'école, les vêtements, la nourriture pour les lunchs et tout, donc c'est beaucoup de dépenses à prévoir.  »

— Une citation de  Sylvie Bonin, coordinatrice de l’Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie

La Fondation Christian Vachon remarque elle aussi une hausse du coût de la rentrée. Elle offre plusieurs services aux familles plus vulnérables, qui incluent notamment un dépannage alimentaire le midi et une aide pour l’achat de matériel scolaire. 

La fondation a constaté une augmentation de 35 % de son nombre de demandes d'aide. Cette année, elle appuie 2000 enfants dans 170 écoles, et a dû revoir son budget à la hausse.

On envoie les familles en magasin chercher les vêtements et le matériel scolaire. Pour le même montant d’argent qu’on octroyait dans le passé, les familles partent avec moins de trucs cette année, parce que tout a augmenté. On a dû augmenter les montants qu’on donnait aux familles pour acheter le nécessaire à leurs enfants, indique le président de la Fondation, Christian Vachon.

Heureusement, la hausse des prix des fournitures scolaires est inférieure à l'inflation, souligne toutefois le directeur des opérations de la Coopérative de l’Université de Sherbrooke, David Marchand.

Souvent dans le monde scolaire, les prix sont établis d'avance. Je parle pour la papeterie, notamment. Ce que l'on appelle les fameux prix « back to school » [rentrée scolaire] sont négociés, si on veut, de façon générale. Quand l'augmentation des prix arrive par après, au moins nous, nos prix sont gelés pendant une période de temps. Donc oui, il y a une augmentation de prix, mais comme il y en a à peu près chaque année, explique-t-il.

Des fournitures scolaires à vendre.

Des fournitures scolaires dans un magasin.

Photo : Radio-Canada / Arianne Béland

L’approvisionnement, un défi pour les commerçants 

Cette rentrée, les commerçants font également face à certains défis.

C'est sûr que quand ça coûte plus cher au client, ça coûte plus cher au commerçant, constate Marie-Josée Cotnoir, la gérante du département des arts et de la papeterie de la Biblairie GGC. 

Le plus gros enjeu, c'est vraiment l'approvisionnement. Quand la Chine a fermé, même si les fabricants se sont pris quelques mois d'avance, voire six mois d'avance [...], ça a déréglé toute la chaîne d'approvisionnement pour la suite des choses, ajoute-t-elle. 

Elle indique avoir dû se montrer prévoyante et stratégique. Ce qui prenait avant une semaine à arriver, on est rendu à six semaines de délais. C'est beaucoup plus de ruptures de stock, des produits qu’on est sans date [d’arrivée].

Si les commerçants estriens ont bien géré leur stock, ils suggèrent tout de même de déjà penser à la rentrée 2023. 

Les factures risquent d'être plus élevées, donc mon conseil à tous les parents à la maison, si vous avez des achats à faire de papeterie, c'est peut-être de prévoir pour l'année prochaine, conseille David Marchand. 

Avec les informations d’Arianne Béland 

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