•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Rimouskois appelés à se prononcer sur la citation patrimoniale du Grand Séminaire

L'édifice de briques compte quatre étages et est entouré d'arbres.

Le Grand Séminaire de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la Ville de Rimouski tient mardi soir une consultation publique sur les paramètres d'une éventuelle citation patrimoniale du Grand Séminaire. Les commentaires recueillis feront l’objet de recommandations qui seront soumises au conseil municipal. Ce dernier pourra ainsi modifier ou non son projet de règlement.

Réunis en conseil le 18 juillet dernier, les élus municipaux avaient fait part de leur intention d’inscrire l’édifice comme bien patrimonial.

Cette inscription aiderait notamment à protéger certains aspects architecturaux, comme le cloître, le préau et les vitraux.

Pour le maire Guy Caron, protéger cet édifice quasi centenaire est primordial. On doit aller de l’avant pour des mesures qui vont nous assurer que le passé ne sera pas oublié, soutient l’élu.

Les potentiels acheteurs pourront modifier la vocation du bâtiment, mais devront veiller à la protection des éléments architecturaux ciblés par le projet de règlement.

« Pour que ces acquéreurs puissent savoir à quoi s'en tenir, ce serait bien de pouvoir délimiter les règles du jeu. »

— Une citation de  Guy Caron, maire de Rimouski

Le conseil municipal se réunira le 22 août prochain pour adopter son projet de règlement, avec ou sans modifications, confirme pour sa part le chef de l'urbanisme de la Ville de Rimouski, Jean-Philip Murray.

Un patrimoine religieux à conserver

Mis en vente par l’archevêché de Rimouski au printemps dernier, le Grand Séminaire a été construit dans les années 1940 et servait à la formation des prêtres.

L’architecture distinctive de ce bâtiment renforce la pertinence de le protéger, selon la chargée de projet de la Société rimouskoise du patrimoine Enya Kerhoas. L’édifice est une empreinte du style architectural unique issu de son concepteur, Albert Leclerc.

Né de la fusion entre l’architecture classique et moderne, le style Dom Bellot est caractérisé par son usage de la structure du bâtiment comme une décoration, explique la chargée de projet.

Une femme en entrevue devant un édifice.

L'architecture unique du Grand Séminaire justifie sa protection, selon Enya Kerhoas.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Pour elle, les briques de la façade, les formes des fenêtres ainsi que la symétrie de l’édifice sont les éléments particulièrement distinctifs du Grand Séminaire, qui doivent être protégés.

J’aime le reflet de ce qu’il a été par le passé, affirme pour sa part le directeur général du Grand Séminaire, Raymond Joly.

Raymond Joly, directeur du Grand Séminaire de Rimouski.

Raymond Joly, directeur du Grand Séminaire de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

Rappelant que ce sont les Rimouskois qui ont financé son érection, il souligne que l’édifice religieux est parmi les derniers en son genre dans la province.

L'incendie de Rimouski de 1950 a laissé bien peu d'édifices datant de la première moitié du siècle dans la ville. Le Grand Séminaire est alors un rare vestige architectural de la première moitié du 20e siècle à Rimouski.

La citation patrimoniale par la Ville ne devrait pas freiner les ardeurs des prochains acquéreurs, de l’avis du directeur général. Depuis le début, on a été très transparents [avec les prochains acheteurs], ils sont au courant du processus, indique M. Joly.

La consultation a lieu dans la salle du conseil municipal à 19 h.

D’après les informations de Marie-Christine Rioux

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !