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Arrestations musclées : la lenteur du processus déplorée

Denis Turcotte est assis à une table derrière un micro durant un point de presse.

À son arrivée en poste à l'automne, le directeur du SPVQ, Denis Turcotte, avait promis une refonte de l'unité GRIPP pour février 2022.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Louis-Simon Lapointe

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Denis Turcotte, est impatient de savoir si des accusations seront portées contre des patrouilleurs de son service de police dans la foulée des vidéos d'arrestations musclées de l'automne dernier.

Plus d'un mois après le dépôt du rapport du Bureau des enquêtes indépendantes, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n'a toujours pas statué s'il y a eu faute ou non ni si des accusations seront déposées.

Capture d'écran de la vidéo de l'intervention musclée qui circulait sur Facebook.

Capture d'écran d'une vidéo de l'intervention musclée du SPVQ qui circulait sur Facebook.

Photo :  Capture d’écran - Facebook

Je suis obligé d'admettre que je n'ai pas de contrôle là-dessus. Je peux avoir mon opinion, c'est sûr que les policiers aussi ont très hâte de savoir ce qui va se passer avec ça, mais je n'ai pas de contrôle sur ces délais-là, mentionne Denis Turcotte qui espère que le DPCP fera connaître rapidement sa décision.

Bras de fer syndical

À son arrivée en poste à l'automne, le directeur du SPVQ avait promis une refonte de l'unité GRIPP pour février 2022.

Il y a des choses qu'on ne peut pas mettre en place sans avoir négocié avec la partie syndicale. Je dois m'entendre parce que je rouvre la convention collective, je veux changer des choses et je veux mettre en place des équipes performantes avec du personnel dédié.

Il refuse toutefois de jeter le blâme sur le syndicat.

« On ne négocie pas tout seul, c'est loin d'être la faute du syndicat, mais on n'arrive pas à un terrain d'entente. »

— Une citation de  Denis Turcotte, directeur du SPVQ

Il y a une unité qui est en place et on ne peut pas annoncer publiquement la nouvelle structure, car je n'ai pas réussi à finaliser les ententes, ajoute-t-il.

En attendant, l'unité GRIPP poursuit son travail cet été.

En juin, Radio-Canada dévoilait que le SPVQ songeait à affecter une partie de l'effectif de l'unité GRIPP en soutien aux enquêtes criminelles, et ce, à temps plein. Les employés restants seraient quant à eux affectés à la surveillance des bars et des lieux critiques, un mandat actif uniquement durant la période estivale.

Denis Turcotte a d'ailleurs confirmé que de nouveaux agents se sont greffés à l'unité et que des formations particulières leur ont été offertes. On a formé les policiers qui ont été sur le terrain cet été, ils ont eu une formation avant d'être déployés pour leur mission.

Avec les informations d'Olivier Lemieux

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