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Une agricultrice exploite une ferme urbaine dans sa cour arrière à Saint-Gédéon

L'affiche d'une ferme sur le bord d'une route.

La ferme À contre-vent sera maintenant située en plein cœur du village de Saint-Gédéon.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Une agricultrice du Lac-Saint-Jean développe actuellement une forme émergente de pratique agricole : la ferme urbaine. Étant sur le point de perdre l'accès à la terre qu'elle louait, la propriétaire de la ferme À contre vent, Audrey Paradis, a installé une immense serre derrière sa maison à Saint-Gédéon.

Depuis près de 10 ans, elle cultivait une terre sur la rue de la Plage, d'une superficie d'environ 100 mètres par 100 mètres. La fin du bail de location en avril 2023 l'a amenée à plutôt cultiver ses légumes sur son terrain résidentiel.

L'idée la plus hurluberlue, c'était de faire une ferme urbaine derrière ma maison, finalement, c'est elle qui est restée, a raconté Audrey Paradis.

Elle a d'abord obtenu l'autorisation de la municipalité pour cultiver derrière chez elle et vendre ses produits.

Une femme qui tient un poivron dans ses mains dans une serre.

Véritable passionnée d’agriculture, Audrey Paradis se voit cultiver des légumes encore longtemps.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Son fidèle employé, Julien-Charles Côté, a rapidement embarqué dans son projet.

Ça venait justement chercher ce que je voulais faire de l'agriculture, avoir une commercialisation de petite échelle et une proximité, a-t-il mentionné.

Une femme ramasse des légumes avec un homme.

Julien-Charles Côté travaille depuis quatre ans avec Audrey Paradis.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

En créant cette ferme urbaine, Audrey Paradis veut aussi faire un pied de nez à l'industrie.

Ça fait plus de 20 ans que je me cherche une terre. Les terres sont de plus en plus grandes, c'est très difficile de les morceler. Il faut aller à la CPTAQ [Commission de protection du territoire agricole du Québec], ce sont de gros dossiers. Ça peut prendre deux ans avant d'avoir une réponse. [...] Ma façon à moi de dire que je continue sans trouver de terre, c'est de démontrer que je suis capable de le faire derrière chez moi, a-t-elle souligné. 

Un garage et une serre sur une terre avec du matériel devant.

Le garage et la serre ont été aménagés à l’arrière de la cour d’Audrey Paradis.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Mais le défi est de taille. C'est comme si je partais d'une maison de trois étages avec deux garages et que je déménageais dans un trois et demi, a-t-elle donné comme exemple.

Durant la transition, la production s'effectue sur les deux sites.

Des tomates à vendre dans un kiosque de légumes.

Les tomates cerises sont l’une des spécialités de la ferme maraîchère.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

On fait beaucoup d'allers-retours d'un site à l'autre. Toutes les installations de mise en marché, de proportion de nettoyage des légumes, les pesées, tout ça se fait ici. On récolte ici, on va récolter sur l'autre site. On ramène les choses ici pour les ramener, les nettoyer. Une fois que le kiosque va être ouvert, on va reprendre les légumes pour les retourner là-bas, a expliqué Julien-Charles Côté.

D’ailleurs, d'ici quelques jours, les clients pourront d'ailleurs s'approvisionner dans ce tout nouveau kiosque libre-service.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

Des poules derrière un grillage.

La ferme offre aussi des œufs frais aux clients.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

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