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La nouvelle cheffe libérale se montre hésitante face aux petits réacteurs modulaires

Susan Holt souriante, dehors et vêtue d'un imperméable jaune par une journée pluvieuse en été.

Susan Holt

Photo : CBC / Jacques Poitras

Radio-Canada

Dans le domaine de l’énergie, faut-il faire confiance aux petits réacteurs modulaires? Cette question, la nouvelle cheffe du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, se la pose. Sans être affirmative dans ce dossier, cette position marque un certain contraste avec celle du parti, qui a fortement appuyé cette technologie ces dernières années.

Il s'agit d’un projet intéressant pour le développement économique, mais je ne suis pas certain qu’il s'agisse de la solution pour générer de l'électricité pour notre province , a-t-elle dit aux journalistes après sa victoire samedi.

Je ne crois pas qu’il soit clair pour l’instant si ça va nous donner de l’énergie de manière responsable et efficace selon nos investissements , estime-t-elle.

Deux compagnies ont reçu un appui financier du gouvernement provincial

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a remis une enveloppe de 20 millions de dollars l’année dernière à ARC Clean Energy et plus de 50 millions de dollars à Moltex Energy. Les deux compagnies qui ont des bureaux à Saint-Jean s'intéressent au développement de petits réacteurs modulaires et ont reçu cet argent à cette fin.

Il ne s’agit pas de la seule fois où le gouvernement provincial a contribué financièrement à leur développement. Le gouvernement libéral de Brian Gallant avait remis cinq millions de dollars à chacune des deux compagnies.

Susan Holt, qui est maintenant à la tête de ce parti, était alors chef des relations avec les entreprises au Conseil de l’emploi.

Jusqu’à maintenant, autant les progressistes-conservateurs que les libéraux appuyaient fermement les petits réacteurs modulaires, assurant qu’il s’agit d’une manière fiable de produire suffisamment d’énergie alors que la province délaisse les énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.

Des propos bien accueillis chez les environnementalistes

Louise Comeau, la directrice des changements climatiques et des solutions énergétiques au Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, est ravie des commentaires de la cheffe libérale.

Il me semble que la nouvelle cheffe est ouverte à plus d’information et d’analyse, ce dont nous avons désespérément besoin dans le dossier des petits réacteurs modulaires , dit-elle.

Louise Comeau en entrevue

Louise Comeau du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Selon elle, Susan Holt veut dire qu’il faut s’intéresser à toutes les options, notamment l’énergie éolienne et l’énergie solaire.

Susan O’Donnell, qui est membre de la Coalition pour le développement de l’énergie responsable du Nouveau-Brunswick, est contente que la nouvelle cheffe lise les études indépendantes sur les petits réacteurs modulaires plutôt que les ventes d’énergie nucléaire et la publicité .

Susan O'Donnell, blouse blanche sur veste noire, photographiée devant un mur pâle.

Susan O’Donnell de la Coalition pour le développement de l’énergie responsable du Nouveau-Brunswick

Photo : Gracieuseté, Susan O'Donnell

Si la production d’énergie nucléaire ne produit pas de dioxyde de carbone, responsable des changements climatiques, les environnementalistes ont évoqué des inquiétudes face pour ce qui est de la sécurité et des déchets.

Avec les informations de Jacques Poitras de CBC

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