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L’achalandage du transport public en hausse dans le Nord de l’Ontario

Un autobus sur un boulevard.

Sault-Sainte-Marie investit davantage pour renouveler sa flotte d'autobus. (Archives)

Photo : Ville de Sault-Sainte-Marie

Chris St-Pierre

Les services de transport municipaux à travers le Nord de l’Ontario reviennent graduellement à leur niveau de service normal cet été. L’achalandage est en hausse, mais certains d’entre eux traînent de l’arrière en raison d’un manque de personnel.

Après une année record de 1,9 million de déplacements en 2019, l’achalandage à Sault-Ste-Marie a baissé de 63 % au sommet de la crise sanitaire. Jusqu’ici en 2022, la municipalité dit avoir offert presque 600 000 déplacements.

Nous projetons que nous compterons 1,2 million de déplacements en 2022, partage le directeur des services communautaires de Sault-Ste-Marie, Brent Lamming. Nous nous dirigeons dans la bonne direction.

Environ trois heures à l’est, le Grand Sudbury est quant à lui déjà en mesure de rétablir son service de transport comme il était avant la pandémie.

Des villes chanceuses

Brendan Adair, directeur des services de transport GOVA du Grand Sudbury, ignore pourquoi la ville a pu si bien s’en sortir, mais il se dit extrêmement chanceux de pouvoir continuer d’offrir ce niveau de service.

Tout comme Sault-Sainte-Marie, le Grand Sudbury a vécu une petite pénurie dans la dernière année, mais cet été est différent. M. Adair n’a pas manqué de chauffeurs, ce qui aurait forcé le service à limiter ses services.

Pour pallier la pénurie de chauffeurs et assurer la disponibilité du personnel de réserve, nous avons limité le nombre de trajets pour l’Université Laurentienne de janvier à mars. Ceci étant dit, ces trajets reviennent cet automne et nous serons de retour à un rythme normal, affirme-t-il.

Brent Lamming en visioconférence

Le directeur des services communautaires de Sault-Ste-Marie, Brent Lamming.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Brent Lamming dit vouloir profiter du retour des passagers pour injecter de la nouvelle technologie dans les autobus afin d'améliorer leur expérience.

Nous avons été extrêmement chanceux d'avoir reçu plusieurs investissements de la part du conseil municipal, explique M. Lamming. Il y a eu plusieurs années durant lesquelles le service n’a pas eu de fonds pour des raisons budgétaires.

M. Lamming estime qu’il y a plus d’une soixantaine de chauffeurs de réserve et espère que nous continuerons d’avoir le personnel nécessaire.

Nous ne voulons pas réduire la fréquence des trajets

Contrairement au Grand Sudbury et à Sault-Sainte-Marie, North Bay et Timmins peinent à trouver le personnel requis pour répondre à la demande.

À North Bay, la pression se fait sentir pour augmenter le niveau de service. Une pétition signée par quelques centaines d’utilisateurs du service a circulé au début de l’été afin de réclamer un retour à la normale.

Cependant, il y a cinq postes de chauffeurs à remplir à l’approche de la saison automnale.

Nous avons eu beaucoup de hauts et de bas en matière d’achalandage tout au long de la pandémie et des déconfinements. Ceci a eu un impact sur nos résidents et les horaires ont changé, explique le directeur du transport public, Drew Poeta.

Pour l’instant, le service compte multiplier la fréquence des trajets graduellement. Ceci permettra d’assurer la disponibilité d’un service suffisant pour les destinations hautement fréquentées et les routes principales en tentant de pallier la nouvelle demande.

Pour sa part, la Ville de Timmins a été forcée de suspendre trois trajets pour l’été afin que les chauffeurs à temps plein puissent prendre congé.

Ken Krcel en visioconférence

Le directeur des travaux publics et du département des transports, Ken Krcel.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Mais selon le directeur des travaux publics et du département des transports, Ken Krcel, il serait facile de se trouver dans une situation précaire.

« S’il n’y a personne pour faire le travail, nous devrons développer un plan de contingence pour pallier le manque de chauffeurs. »

— Une citation de  Ken Krcel, directeur du département des transports de Timmins

Certaines gens n’aiment pas la réduction des services et, franchement, nous ne voulons pas réduire la fréquence des trajets, avoue-t-il.

M. Krcel voit des similitudes entre la situation dans le transport public et celle des compagnies aériennes qui s’efforcent de répondre à un manque criant de personnel. Il craint que ces pénuries deviennent la norme dans tous les secteurs.

La pénurie de chauffeurs est systémique. Beaucoup de personnes ont quitté le marché du travail depuis le début de la pandémie. Il y a moins de gens pour remplir des postes partout au pays.

Les villes espèrent que le retour des étudiants sur les campus postsecondaires aidera à ramener les services au niveau de 2019.

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