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Un réseau de transport en commun est à l’étude pour le sud-est du Manitoba

Une adolescente est debout dans l'allée pendant un trajet en bus. D'autres adultes sont assis de dos, le regard vers l'avant du véhicule.

Un système de transport en commun par autobus pourrait voir le jour dans le sud-est du Manitoba.

Photo : Getty Images / izusek

Avec la flambée du prix de l'essence, les Manitobains ne diraient certainement pas non à l'implantation d'un système de transport en commun en milieu rural. Ce pourrait bientôt être une réalité, car une étude pour la mise en place d'une coopérative régionale de transport dans le sud-est du Manitoba est en cours.

Le coût de l'essence, c'est un des aspects qui poussent beaucoup de gens vers le changement et pour trouver des solutions [de rechange pour le transport] qui pourraient coûter moins cher, explique le directeur général d'Éco-Ouest Canada, Dany Robidoux.

Surtout si on est capable d'aligner ça avec du financement fédéral, c'est encore mieux , ajoute-t-il. L'objectif d'Éco-Ouest Canada, l'organisme qui fait la promotion d'infrastructures vertes au Manitoba, est également de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Éco-Ouest Canada et l'Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) mènent cette étude en collaboration avec la Municipalité rurale de Piney.

La coopérative de transport du sud-est desservirait les municipalités situées dans le périmètre allant du sud de la Transcanadienne jusqu'à la frontière des États-Unis et de la frontière de l'Ontario jusqu'à l'est de la rivière Rouge.

Dany Robidoux.

Dany Robidoux, directeur général d'Eco-Ouest Canada (archives)

Photo : Soumise : CDEM

Une quinzaine de municipalités se sont montrées intéressées par le projet, et une rencontre aura lieu en septembre pour sonder leurs besoins.

Dany Robidoux affirme que tout est dans l'air. Le transport vers Winnipeg est, notamment, à l'étude.

Parmi les municipalités intéressées, il y a notamment Saint-Pierre-Jolys. Le sujet a été abordé à la séance du conseil municipal du mois de juin, et le maire, Raymond Maynard, croit que le projet sera salutaire pour la région.

Selon lui, il est essentiel que le projet permette de transporter des usagers vers Winnipeg. Si vous conduisez sur la 59, vous allez voir, il y a beaucoup de véhicules le matin de 6 h 30 jusqu'à 8 h. Essayez pas de dépasser quelqu'un parce qu'il y a une lignée de voitures tout le long. Il y a beaucoup de monde qui voyage à Saint-Pierre-Jolys, Saint-Malo et Steinbach, affirme-t-il.

Un homme s'exprime, la main droite légèrement levée, à l'extérieur, à côté de l'arena. En arrière-pan, on voit une pelouse.

Raymond Maynard, maire de Saint-Pierre-Jolys (archives)

Photo : Radio-Canada / Radja Mahamba

Le maire veut cependant que ce projet ne représente pas un fardeau financier supplémentaire pour sa population.

Un projet en réflexion depuis 9 mois

Le projet de l'AMBM et d'Éco-Ouest Canada mijote depuis 9 mois, bien avant la hausse du prix de l'or noir.

Dany Robidoux fait valoir que cette coopérative devait a priori desservir les nouveaux arrivants, afin qu'ils s'installent en milieu rural, car ils ont besoin de se déplacer pour le travail et pour les études.

Dany Robidoux ajoute que le projet sera aussi bénéfique pour les aînés qui doivent se déplacer pour des rendez-vous médicaux. On cherche à déterminer quels sont les besoins dans chacune des régions et puis, de là, on veut être capable d'arriver à une solution. Ce n'est pas nécessairement juste des autobus qui vont être mis en place, mais peut-être d'autres services de transport, que ce soit des taxis ou l'autopartage, explique-t-il, ouvrant également la porte à l'utilisation de la voiture électrique.

Au cours de leurs démarches, Éco-Ouest Canada et l'AMBM se sont rendu compte que la Municipalité rurale de Piney avait un projet similaire. Les futurs partenaires se sont donc rencontrés en juillet pour unir leurs idées et leurs forces.

Piney pave la voie

En 2020, Piney a entamé une étude pour trouver une solution de transport en commun, rappelle le préfet Wayne Anderson.

Nous avons une population vieillissante, et des compagnies d'autobus ont annulé leur service au fil des ans. Nous étions à la recherche d'une sorte de transport public pour les gens. Nous avons reçu une subvention et, depuis, nous essayons de mettre en place un plan pour avoir du transport en commun, affirme-t-il, faisant référence, entre autres, à la fin des activités de Greyhound au Canada.

Piney avait obtenu une subvention d'environ 50 000 $ pour mener son étude.

Eco-Ouest Canada et Piney ont récemment fait une demande de financement au fédéral pour mener leurs démarches. Dany Robidoux estime que les coûts de cette étude se situeraient entre 90 000 $ et 120 000 $. La première tranche pourrait être terminée en mars prochain.

Dany Robidoux précise que des consultations publiques seront aussi organisées le moment venu.

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