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Carleton-sur-Mer se dote aussi d’un programme pour stimuler la création de logements

Vue aérienne

Vue aérienne de Carleton-sur-Mer, dans la Baie-des-Chaleurs

Photo : Ville de Carleton-sur-Mer

Alors qu'elle compte encadrer l’hébergement temporaire sur son territoire, voilà que Carleton-sur-Mer poursuit son combat contre la pénurie de logements à l'aide d'un deuxième outil. La Ville offre désormais des incitatifs financiers afin de persuader les entrepreneurs de construire de nouveaux logements.

Le conseil municipal propose un nouveau programme totalisant 450 000 $ qui est déjà approuvé par le gouvernement du Québec. Chaque nouvelle porte construite sera admissible à une aide financière de 15 000 $. Un montant de 5000 $ sera quant à lui versé dans le cas d’une unité s’ajoutant dans un bâtiment déjà existant.

Carleton-sur-Mer emboîte ainsi le pas à d’autres municipalités de la Baie-des-Chaleurs comme Bonaventure, qui a lancé un programme équivalent le mois dernier.

Le maire suppléant et conseiller municipal Jean-Simon Landry explique que n'est pas un hasard si les modalités des deux programmes municipaux s’avèrent similaires, puisque les mesures ont été élaborées conjointement.

Le but, ce n’est pas d’entrer dans une guerre de clochers où l’on verrait des municipalités qui tentent de s’arracher les logements, lance-t-il.

Jean-Simon Landry, photographié devant le phare de la pointe Tracadigash, à Carleton-sur-Mer.

Jean-Simon Landry est conseiller municipal et maire suppléant de Carleton-sur-Mer.

Photo : Gracieuseté de la Ville de Carleton-sur-Mer

Comme c’est le cas d’autres administrations municipales ayant opté pour de tels incitatifs, Carleton-sur-Mer espère stimuler l’aménagement de nouvelles unités. Les élus souhaitent ainsi, selon Jean-Simon Landry, aider le marché à s’équilibrer au moment où les besoins en matière de logements se font criants.

« À moins de vivre quelque part sous une roche sur mars, tout le monde est bien au fait qu’il y a un problème de logements en Gaspésie et Carleton-sur-Mer n’y échappe pas. »

— Une citation de  Jean-Simon Landry, maire suppléant de Carleton-sur-Me

Selon M. Landry, le règlement d’emprunt assorti au nouveau programme, qui a été adopté lundi soir, n’aura pas de répercussions majeures sur le portefeuille des contribuables.

Vue sur l'église et une partie de la ville de Carleton-sur-Mer.

La ville de Carleton-sur-Mer (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Concrètement, ça va tomber dans le service de la dette de la Ville de Carleton-sur-Mer et ça va être remboursé, si je ne me trompe pas, au courant des 15 prochaines années.

Environ 30 000 $ seront ainsi répartis annuellement sur les comptes de taxes des citoyens durant cette période, calcule l’élu. Il ajoute que les nouvelles constructions qui se concrétiseront grâce au programme contribueront également à générer de nouvelles taxes foncières pour l’administration municipale.

Les entrepreneurs obtenant une aide financière disposeront de 18 mois pour réaliser les travaux. Le versement de l’aide se fera une fois le chantier complété.

Exclusivement pour de la location long terme

L’administration municipale compte s’assurer que les futurs logements seront loués à long terme, et ce, pour une durée de cinq ans suivant la date de la confirmation de la fin des travaux. S’il déroge à cette clause ou à toute autre clause […] [l’entrepreneur] devra rembourser la totalité de la subvention qui lui aura été versée, indique M. Landry.

« En aucun temps la [Ville] n’a intérêt à ce que ce programme-là soutienne de l’hébergement locatif court terme, que l’on appelle [communément] du Airbnb. »

— Une citation de  Jean-Simon Landry, maire suppléant de Carleton-sur-Mer

Afin de veiller à ce que ces unités demeurent accessibles au fil des ans, M. Landry explique que le promoteur désirant décrocher une aide financière pour un logement devra aussi s’engager à ce que sa location mensuelle n’excède pas 2000 $.

Les logements  vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.

Le Rapport d’étude de marché sur les besoins immobiliers, réalisé en 2021 par la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour la MRC Avignon, évaluait les besoins de Carleton-sur-Mer entre 20 et 35 logements supplémentaires, et ce, sur un horizon de trois ans.

Photo : Radio-Canada

L’objectif n’est pas nécessairement de financer du logement de luxe, mentionne le maire suppléant, qui dit néanmoins être conscient que le coût moyen d’un appartement neuf a significativement augmenté au cours des dernières années.

Le bénéficiaire de l’aide versée devra également s’engager à maintenir l’augmentation annuelle du loyer à un taux inférieur à 5 % pour une durée de cinq ans.

Pour bénéficier du programme de Carleton-sur-Mer, un promoteur ne peut recevoir aucune autre aide financière gouvernementale, à l’exception des incitatifs offerts par le Regroupement des MRC de la Gaspésie.

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