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L’UPA victime d’une cyberattaque, son directeur plaide pour plus de sécurité

Une illustration qui démontre une faille de sécurité.

Vos données personnelles sont peut-être négligées par un de vos anciens employeurs.

Photo : getty images/istockphoto / NicoElNino

La Presse canadienne

L'Union des producteurs agricoles (UPA) est ciblée depuis dimanche par une attaque par rançongiciel qui touche l'ensemble de ses systèmes informatiques.

En entrevue avec La Presse canadienne, le directeur général de l'UPA, Charles-Félix Ross, a indiqué qu'il s'agit d'une « cyberattaque majeure », la principale dont a été victime l'organisation.

C'est le modus operandi habituel. Ils [les pirates informatiques] ont réussi à entrer, à s'insérer dans notre système informatique et ils ont paralysé le réseau. Ils nous demandent une rançon pour obtenir la clé du décryptage, a-t-il expliqué.

Les 160 employés de l'UPA ne peuvent plus se connecter au réseau, que ce soit dans les bureaux de Longueuil ou à distance. De plus, 23 organisations clientes du réseau de l'UPA sont également touchées. Il s'agit par exemple de fédérations de spécialité, comme les Producteurs de grains du Québec.

Néanmoins, plusieurs entités ont leur propre système informatique et ne sont pas affectées par l'incident. C'est le cas des Producteurs de lait du Québec et des Éleveurs de porcs du Québec, ou encore du site web du journal indépendant La Terre de chez nous, a précisé M. Ross.

Ils vont être capables de publier le journal la semaine prochaine, mais on avait un cahier spécial pour une exposition agricole et, lui, les fichiers sont bloqués. On est en mode plan B.

Pas d'impact dans l'immédiat pour les agriculteurs

Le directeur général a assuré qu'il n'y a pas d'impact pour les producteurs agricoles dans l'immédiat.

Des experts externes en cybersécurité ont été embauchés par l'UPA pour travailler avec leur équipe informatique afin de sécuriser les réseaux et enquêter. Ils cherchent à déterminer l'ampleur de l'incident.

Même si l'UPA n'avait pas subi de cyberattaque de cette ampleur auparavant, M. Ross n'hésite pas à qualifier les pirates de « plaie », alors que plusieurs organisations québécoises se font cibler.

« On est toujours en train de se protéger [des cyberattaques], mais c'est une épidémie. Ça prend une intervention internationale. Les gouvernements vont devoir se parler et mettre en place une police du web. »

— Une citation de  Charles-Félix Ross, directeur général de l'UPA

On a une protection dans nos villes, dans nos quartiers. Sur Internet, on devrait avoir la même protection, a-t-il ajouté.

M. Ross déplore qu'il devienne difficile de faire des affaires dans ce contexte, et que les employés subissent ces cyberattaques. Il plaide pour une meilleure réglementation du web.

Bombardier aussi

Plus tôt mardi, Bombardier Produits récréatifs (BRP), à Valcourt, avait également signalé des problèmes de cybersécurité.

L'UPA, une organisation syndicale professionnelle, représente les quelque 42 000 producteurs agricoles ainsi que les producteurs forestiers du Québec.

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