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Une femme passe près de 20 heures dans une salle d’attente à l’urgence

On lui a finalement diagnostiqué un cancer du rein.

Chantel McNeil regarde la caméra.

Chantel McNeil tenait à raconter son histoire afin d'illustrer la longue attente à laquelle sont soumis les patients de Windsor et des hôpitaux de la province.

Photo : Darrin Di Carlo/CBC

Radio-Canada

Chantel McNeil affirme avoir attendu 8 heures dans la salle d'attente de l'urgence de l'hôpital de Windsor en douleur, avoir tenté de retourner à la maison, s'être évanouie, avoir été ramenée en ambulance dans la salle d'attente, pour y attendre 11 heures de plus sur une civière avant de voir un médecin.

Les événements se sont déroulés à la fin de juin au campus métropolitain de l'hôpital, affirme-t-elle.

Une semaine plus tard, un médecin lui a finalement diagnostiqué un cancer du rein.

Mme McNeil tenait à raconter son histoire afin d'illustrer la longue attente à laquelle sont soumis les patients de Windsor et des hôpitaux de la province.

Douleur, faim et épuisement

Mme McNeil affirme, en raison d'une douleur forte et persistante au dos, s'être rendue dans une clinique sans rendez-vous où un médecin l'a adressée à l'urgence. Après huit heures d'attente au campus métropolitain de l'hôpital, Mme McNeil raconte que la faim, l'épuisement et la douleur aiguë dans le dos l'ont forcée à partir, même si elle savait qu'elle risquait de perdre sa place dans la queue.

Elle a dit qu'après être montée dans la voiture avec son mari, elle s'est évanouie et a été ramenée en ambulance aux urgences.

Des soignants l'ont mise sous perfusion et lui ont prélevé du sang. Puis, ils l'ont renvoyée dans la salle d'attente où elle est restée 11 heures supplémentaires avant de finalement voir un médecin, se souvient-elle.

« Il faut faire quelque chose avec [le système de santé], parce que trop de gens ne reçoivent pas de soins et je sais qu'ils en ont vraiment besoin. »

— Une citation de  Chantel McNeil

Mme McNeil dit que, vers la fin du mois, un oncologue lui a diagnostiqué un cancer du rein, dont une partie s'est propagée à ses ganglions lymphatiques. Elle consulte présentement un médecin à London et attend maintenant une intervention chirurgicale pour retirer ses reins et ses ganglions lymphatiques infectés.

Un porte-parole de l'Hôpital régional de Windsor n'a pas voulu commenter l'histoire de Mme McNeil.

Peu d’infirmières dans les urgences

En repensant à son séjour aux urgences, Chantel McNeil explique qu'elle avait l'impression qu'il n'y avait pas beaucoup d'infirmières.

Celles qui étaient là semblaient pressées et éparpillées, a constaté Mme McNeil. Elles avaient d'autres patients qui semblaient avoir plus besoin d'aide que moi, dit-elle.

Interrogé sur les temps d'attente en général, un porte-parole de l'hôpital a répondu qu'ils sont élevés dans toute la province.

Le casse-tête des médecins de famille

Chantel McNeil peine par ailleurs à trouver un médecin de famille. Elle dit être sur une liste d'attente depuis le mois de juin.

Elle devra compter sur les cliniques de soins d'urgence ou l'hôpital jusqu'à ce qu’elle en trouve un.

Selon les chiffres de l'Association médicale de l'Ontario (AMO), un million d'Ontariens n'ont pas de médecin de famille, selon la Dre Rose Zacharias.

La Dre Rose Zacharias est en train de parler et regarde tout droit à la caméra.

La Dre Rose Zacharias affirme que beaucoup d'Ontariens n'ont pas de médecin de famille.

Photo : Jennifer La Grassa/CBC

« Lorsque vous avez un médecin de famille, vous avez un défenseur de confiance. »

— Une citation de  La Dre Rose Zacharias

Cette personne aide à faire le dépistage du cancer, à surveiller l'augmentation de vos symptômes et vous oriente également vers le spécialiste, explique-t-elle.

Windsor : pas de fermeture prévue

Un communiqué de l'Hôpital régional de Windsor confirmait la semaine dernière que la direction ne prévoyait pas devoir fermer ses salles d'urgence.

Une pancarte qui montre l'entrée principale des urgences de l'Hôpital régional de Windsor.

Le site web de l'hôpital avertit les patients que les temps d'attente élevés « signifient que vous attendrez plus longtemps que la normale pour être vu » par un médecin.

Photo : Sanjay Maru/CBC

L'Ombudsman des patients de l'Ontario a indiqué qu'il avait récemment constaté une augmentation des appels et des plaintes écrites concernant les temps d'attente et le triage dans les services d'urgence.

Mais ces plaintes ne représentent qu'une petite partie du total des plaintes concernant les hôpitaux publics, a précisé le bureau. Sur 665 plaintes déposées entre avril et juin, 43 étaient liées à des retards ou des attentes.

La ministre de la Santé de l'Ontario, Sylvia Jones, affirme pourtant que la situation n’est pas sans précédent.

Avec les informations de Jennifer La Grassa, de CBC

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