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Aucune accusation contre le policier qui a ouvert le feu sur un homme à Thompson en 2021

Un policier pointe son arme vers un homme.

Une capture d'écran de l'une des vidéos montrant l'incident.

Photo : Gracieuseté

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Thompson, dans le nord du Manitoba, a agi de manière raisonnable en ouvrant le feu sur un homme autochtone armé d’un couteau lors d’un affrontement en octobre dernier, selon l’Unité d’enquête indépendante du Manitoba (UEI).

L’UEI a publié son rapport sur l’incident (Nouvelle fenêtre) mardi : L’utilisation de la force létale par [l’agent] était raisonnable, nécessaire et justifiée par la loi. Son directeur, Zane Tessler, écrit qu' aucune accusation ne sera portée contre l’agent.

Les faits se sont déroulés dans une rue résidentielle de Thompson le 25 octobre 2021, au milieu de l’après-midi. Des vidéos de l’incident ont circulé sur les réseaux sociaux et des organisations autochtones ont réclamé des sanctions pour le policier.

Selon le rapport de l’Unité d’enquête indépendante, le policier était dans le secteur pour une autre affaire, lorsque la présence d’un homme armé d’un couteau lui a été signalée. Seul, il a affronté le suspect et lui a demandé de lâcher son arme.

Le suspect a refusé d’obtempérer et a continué de marcher vers l’agent, selon le rapport. Au total, 22 secondes se sont écoulées entre le premier contact du policier avec l’homme et le coup de feu.

Au moment où [l’agent] reculait et s'approchait du bord du chemin Prince, [l’homme armé] avait considérablement réduit la distance entre eux, n'étant qu’à quelques pieds avec le couteau et la lame visible et tenue de manière menaçante, indique Zane Tessler.

L’agent de police a alors tiré un coup de feu dans le ventre de l’homme, qui s’est affaissé. Il a été grièvement blessé. Selon le rapport, une partie de son côlon a dû lui être retirée.

Le policier a refusé d’accorder une entrevue aux enquêteurs de l’Unité d’enquête indépendante, mais leur a fourni une déclaration écrite.

J’avais peur pour ma vie, reconnaissant le potentiel de mort ou de blessure grave. Selon mon évaluation, je savais que c’était la réaction appropriée pour cette situation, car toutes les autres options d’intervention verbale n’étaient pas efficaces, et le temps et la distance étaient épuisés, a dit le policier.

L’homme qui a été blessé par le tir du policier a indiqué à l’UEI qu’il avait beaucoup bu ce jour-là et qu’il ne se souvenait de rien. Dans un interrogatoire subséquent de la GRC, l’homme a dit qu’il ne savait pas s’il avait un couteau ce jour-là, mais qu’il avait vu la vidéo et que celle-ci montrait qu’il n’était pas armé.

Peu après la fusillade et après avoir vu la vidéo de l’incident, la sœur de l’homme avait déclaré qu’il n’était pas armé d’un couteau.

L’UEI indique que son analyse de la vidéo montre qu’il était armé d’un couteau et comprend notamment une image de l’arme retrouvée à côté de lui. Plusieurs témoins ont aussi indiqué aux enquêteurs que l’homme était armé d’un couteau.

[L’agent] tentait de résoudre cette situation sans recours à la force, notamment la force létale. La décision de [l’agent] de tirer avec son arme de service a été prise lorsque toutes les autres tentatives de négocier avec [l’homme] ont échoué et que le risque de blessure grave pour lui était réel et considérable, conclut le rapport de Zane Tessler.

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