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Les moins bien nantis plus à risque d’avoir des problèmes liés au jeu

Un homme joue devant une machine à sous virtuelle sur un écran.

Les moins bien nantis ont davantage de risques de développer des problèmes liés aux jeux de hasard, selon une étude de Statistique Canada.

Photo : Shutterstock / Alexander Kirch

Radio-Canada

Les moins bien nantis ont davantage de risques de développer des problèmes liés aux jeux de hasard, selon une étude de Statistique Canada.

Intitulée Qui joue à des jeux de hasard et qui éprouve des problèmes de jeu au Canada , l’étude a mis en lumière la prévalence des jeux de hasard chez les Canadiens de plus de 15 ans.

On apprend ainsi que près des deux tiers (64 %) des répondants ont joué au moins une fois dans l’année précédant la cueillette des données, soit en 2018.

Des Canadiens qui ont joué, près de 2 % d'entre eux présentaient des risques modérés à élevés de développer des problèmes consécutifs au jeu, alors que ce risque est de 3 % chez les ménages plus pauvres et de 1 % chez les plus fortunés.

D’autres facteurs de risque

Les plus riches jouent plus souvent que les personnes qui ont des problèmes d’argent, alors que 71 % des répondants du premier groupe ont dit avoir misé au cours des 12 derniers mois. Chez les plus pauvres, ils ont été 54 % à avoir joué à un jeu de hasard.

Les risques de développer des problèmes consécutifs au jeu sont plus ou moins élevés selon les revenus du ménage dans lequel on vit, mais d’autres facteurs peuvent également être en cause.

Les hommes; les personnes vivant dans un ménage à faible revenu; les personnes célibataires, divorcées ou séparées; qui estimaient avoir une santé mentale passable ou mauvaise; ou qui avaient participé à plusieurs différents types de jeux étaient plus susceptibles de développer des problèmes de jeu, selon l’étude.

Cela peut inclure des difficultés financières, évidemment, mais aussi des sentiments de culpabilité, de stress et d'anxiété liés au jeu.

Plus d’hommes que de femmes

Des deux sexes, les hommes sont plus nombreux à s’adonner à des jeux de hasard.

Si les femmes préfèrent le bingo, les gratteux ou les jeux instantanés en ligne, les hommes pour leur part préfèrent miser sur les marchés financiers spéculatifs, s’asseoir à une table de jeu, parier sur les sports ou acheter un billet de loterie. Seule la loterie vidéo séduit tant ces messieurs que ces dames.

Toujours selon l'étude, les 45 à 64 ans sont plus nombreux à jouer (72 %) que les autres groupes. Les 25-44 ans suivent, avec 65 % qui disent avoir joué, alors que les 15-24 ferment la marche (44%).

Ces résultats constituent un point de référence sur les comportements en matière de jeux de hasard au pays, a indiqué Statistique Canada, car ils permettront de suivre l'évolution des comportements des Canadiens dans le temps et, éventuellement, dans le contexte de la loi régissant le pari sportif adoptée l’année dernière.

L’étude a été menée auprès de 24 983 répondants dans les 10 provinces, entre juillet à décembre 2017, au moyen d’interviews téléphoniques et en personne. Le taux de réponse a été de 59 %. Des poids d'échantillonnage ont été appliqués afin que l'analyse soit représentative de la population canadienne.

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