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Crise du logement à Gatineau : Logemen’occupe réclame une rencontre au sommet

Une pancarte de logement à louer.

À Gatineau, le taux d'inoccupation des logements est d'environ 1 %. C'est inférieur au point d'équilibre du marché qui est évalué à 3 % (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’organisme Logemen’occupe réclame une rencontre au sommet avec des responsables du gouvernement du Québec et la mairesse de Gatineau pour aborder la crise du logement à Gatineau, afin de mettre rapidement en place des actions.

Dans une lettre de plusieurs pages adressée à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, au ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, et à la mairesse, France Bélisle, Logemen’occupe presse les autorités d’agir dans le dossier de la crise du logement à Gatineau.

L’organisme réclame une série d’actions, à commencer par une aide d'urgence plus adéquate pour venir en aide aux familles qui peinent à trouver un logement correspondant à leurs revenus et un meilleur soutien communautaire.

Selon le plus récent recensement de l'organisme, près d’une cinquantaine de ménages avec des enfants et une dizaine de personnes seules sont à la recherche d’un logement à Gatineau.

François Roy pose à l'extérieur.

François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe (archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

En Outaouais, de telles mesures sont d'autant plus nécessaires que l'expérience des dernières années a démontré que la situation est maintenant permanente et que plusieurs dizaines d’autres ménages pourraient se retrouver sans logis autour de la rentrée scolaire, note Logemen’occupe dans sa missive.

Logemen’occupe demande également la création de plus de logements sociaux et que le Programme supplément au loyer (PSL) demeure un outil indispensable.

La présence pour une vingtième année consécutive de sans-logis autour du 1er juillet montre que l'offre de logements à bas loyer demeure insuffisante, écrit l'organisme.

« Il nous apparaît incontournable que des actions rapides soient entreprises par les autorités pour faciliter l’accès à un logement convenable, tant pour la prévention de l’itinérance que pour aider les personnes concernées à sortir de la rue de façon définitive. »

— Une citation de  Extrait de la lettre de Logemen’occupe

Pour le conseiller municipal et maire suppléant Mario Aubé, c’est toujours déplorable de voir que des gens se retrouvent année après année sans logement. Ce dernier souligne qu'il s'agit d'une problématique qui perdure tout au long de l'année.

Rappelons que la Ville de Gatineau a mis sur pied, en début d’année, un comité-choc afin de s’attaquer à la crise du logement. Celui-ci est composé d’élus municipaux, de la direction générale de la Ville, de représentants du milieu communautaire ainsi que des secteurs du privé et de l’habitation.

« La beauté du comité choc, c’est que tout le monde est assis autour de la même table, autant les gens de l’administration de la ville que les partenaires qui construisent des propriétés et les intervenants dans le milieu. »

— Une citation de  Mario Aubé, conseiller municipal et maire suppléant

Il faut arrêter de bloquer des projets, il faut construire des logements pour faire en sorte que l’offre et la demande, ça vienne s'équilibrer, qu’on ait plus de logements, conclut M. Aubé.

Portrait de la situation à Gatineau

Dans son appel au gouvernement, Logemen’occupe souligne la particularité du marché de l’habitation à Gatineau, notamment en raison de sa proximité avec la capitale fédérale.

Gatineau est voisine d’Ottawa où le coût des logements est beaucoup plus élevé que de l’autre côté de la rivière des Outaouais. De nombreux ménages ontariens sont donc tentés de déménager à Gatineau, ce qui a pour effet d’y accroître la rareté des logements locatifs et de contribuer à la hausse des loyers.

À Gatineau, le taux d'inoccupation des loyers est d’environ 1 %, en deçà du seuil pour un marché équilibré qui est fixé à environ 3 %, selon les experts. Ce taux est inférieur à 1 % pour les grands logements, souvent convoités par les familles.

Cela contribue à faire de Gatineau et des environs la région métropolitaine où le coût du logement est le plus élevé au Québec, selon l’organisme.

De nombreux débris sur la rue.

Les dégâts étaient importants à Gatineau dans la foulée du passage de la tornade de 2018 (archives).

Photo : Facebook/Philippe L. Denault

Une autre spécificité du marché à Gatineau, ajoute Logemen’occupe, est le nombre et la dureté de catastrophes dites naturelles qui ont frappé au cours des dernières années. L’organisme souligne les inondations de 2017 et 2019 et la tornade de 2018 qui ont rendu plusieurs logements inhabitables.

Avec les informations de Rebecca Kwan

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