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Égayer le centre-ville pour ramener les travailleurs au bureau à Montréal

Plusieurs tours de bureaux du centre-ville de Montréal.

La CCMM mise sur des projets d’aménagement et des expériences sensorielles pour séduire les travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des projets d’aménagement, des réalisations artistiques et des expériences sensorielles sont au menu de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui veut ramener les travailleurs au centre-ville de Montréal.

En entrevue à Tout un matin, le président de la CCMM Michel Leblanc explique qu’il s’agit d’une initiative, « J’aime travailler au centre-ville », qui remonte à l’année dernière, en pleine pandémie.

On a fait appel à des créateurs pour égayer le centre-ville à l’image de l’Esplanade Place Ville Marie, où trône déjà un monumental anneau suspendu.

L’Anneau à Place Ville Marie à Montréal.

L’Anneau, une installation artistique de 23 tonnes et de 30 mètres de diamètre, flotte au-dessus de l’Esplanade Place Ville Marie à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

On avait 20 invités qui ont déposé 17 projets. On en a sélectionné six, destinés à différents endroits du centre-ville. Cela va de la Place Dupuis, la gare Viger et dans les souterrains des métros, précise M. Leblanc.

« L’idée est de surprendre le travailleur, l’intéresser et faire en sorte que le centre-ville parle aux gens. »

— Une citation de  Michel Leblanc, président de la CCMM

Cela va contribuer à créer cette atmosphère, cette ambiance au centre-ville […] il va y avoir des legs permanents et d’autres temporaires, ajoute le président de la CCMM.

Il faudra plus que des projets artistiques

Cela ne suffira pas pour ramener les travailleurs, reconnaît M. Leblanc. Je crois qu’il faut agir pour que le centre-ville soit égayé, mais il faut que les transports collectifs soient extrêmement efficaces.

Tout dépendra de la fluidité du réseau de transport, insiste-t-il.

« Quand on a sondé les gens, on a 25 % des gens qui veulent revenir [au bureau], il y a 10 % d'irréductibles du télétravail. Ils vont probablement réorienter leur carrière. »

— Une citation de  Michel Leblanc, président de la CCMM

M. Leblanc mise sur les 65 % restants, composés de gens qu’il croit indécis et qui pourraient être séduits par un accès facile au centre-ville, notamment par un réseau de transport collectif efficace.

Les automobilistes pourraient aussi y trouver leur compte, selon le président de la CCMM.

Une personne debout regarde passer un métro.

Tout dépendra de la fluidité du réseau de transport, selon Michel Leblanc.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Ville de Montréal doit s’assurer de la fluidité de la circulation et de la disponibilité de places de stationnement.

Le retour au bureau prendra encore du temps. Les décideurs des entreprises doivent établir des règles claires, pense M. Leblanc. On pense que cela va se stabiliser autour de trois jours par semaine en présentiel pour la plupart des employés.

Montréal n’est pas dans le peloton de tête des retours au bureau au centre-ville, regrette-t-il. On pense que cela peut s’expliquer en partie par nos mesures [sanitaires] plus contraignantes ici et qui ont duré plus longtemps, ajoute Michel Leblanc pour qui c’est cet automne que cela va se jouer.

Le centre-ville peut-il se maintenir avec une formule hybride de télétravail et quelques jours en présentiel? Il se peut que le niveau de dépenses des travailleurs [dans les commerces] autour du bureau soit sensiblement le même, voire moins important, poursuit M. Leblanc.

On anticipe une baisse de 6 à 7 %. L’argent va être là au centre-ville, mais concentré, conclut le président de la CCMM.

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