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Vaccination des tout-petits contre la COVID-19 : la campagne est au ralenti dans la région

Un pansement à l'effigie d'un personnage du film Frozen sur le bras d'une enfant à l'endroit où elle a été vaccinée.

Les enfants âgés de 6 mois et plus peuvent désormais se faire vacciner contre la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

L’opération de vaccination des moins de 5 ans contre la COVID-19, entamée le 24 juillet, se déroule au ralenti en région. C’est ce que confirme la direction régionale de la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. En date de dimanche dernier, seulement 22 enfants âgés de 6 mois à 4 ans avaient reçu une dose du vaccin.

De ce nombre, 10 enfants du réseau local de service de la Côte-de-Gaspé et 5 de La Haute-Gaspésie ont été vaccinés. La santé publique ne précise pas les données inférieures à cinq. On sait toutefois que les sept autres doses administrées sont réparties entre les secteurs du Rocher-Percé et de la Baie-des-Chaleurs.

Selon les données fournies par la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, environ 0,6 % des enfants gaspésiens et madelinots admissibles à la nouvelle vague de vaccination ont jusqu’ici reçu une dose. Cette statistique est inférieure à la moyenne nationale, qui se situe à 1,7 %.

Les statistiques obtenues par Radio-Canada révèlent par ailleurs qu'aucun enfant madelinot de moins de 5 ans n’avait été vacciné en date de dimanche dernier.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Îles confirme cette information et précise avoir administré deux vaccins à des enfants dont l'adresse de résidence est située à l'extérieur de l'archipel.

Le réseau local de santé indique toutefois que des doses sont disponibles aux Îles depuis la semaine du 25 juillet.

Plusieurs facteurs envisageables

Le Dr Bonnier-Viger explique que le faible engouement constaté à ce jour pourrait être attribuable au fait que les activités de vaccination ne fonctionnent pas à plein régime sur le territoire gaspésien.

Je pense que la période des vacances [y est] pour beaucoup, lance d’emblée le Dr Bonnier-Viger. La propagation de la COVID-19 au sein du réseau régional de la santé au cours des dernières semaines pourrait aussi, à son avis, avoir nui aux opérations.

« Il y a plusieurs personnes qui, avec des déjà effectifs réduits, en ont par-dessus la tête. Je sais qu’ici, les rendez-vous sont donnés avec parcimonie. C’est quelque chose qui devrait se régler rapidement dans les semaines qui vont venir. »

— Une citation de  Le Dr Yv Bonnier-Viger, directeur régional de la santé publique pour la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Le professionnel de la santé rappelle également que la santé publique n’a pas cherché à convaincre à tout prix les parents de faire vacciner les tout-petits. Il souligne que le but de l’organisation qu’il dirige était d’abord d’offrir l’accès à des doses puis de leur laisser le choix.

On a surtout invité les parents d’enfants qui étaient suivis pour des maladies importantes, donc qui sont généralement suivis en pédiatrie, parce qu’eux vont certainement bénéficier [des avantages] d’être vaccinés, résume le Dr Bonnier-Viger.

Le directeur régional de la santé publique en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Dr Yv Bonnier-Viger, photographié lors de la réunion publique.

Le directeur régional de la santé publique en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Dr Yv Bonnier-Viger (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle

Le directeur régional de la santé publique explique que les familles dont un membre est vulnérable au point de vue de la santé ont également été interpellées.

Pour les autres enfants, il y a quand même un bénéfice possible, bien qu’il soit relativement petit, ajoute le Dr Bonnier-Viger, qui explique que les complications reliées à la COVID-19 se font rares pour les bambins qui ne présentent pas de facteur de risque particulier.

Celui-ci rappelle que cette nouvelle campagne de vaccination est déployée dans un tout autre esprit que les précédentes. C’est une offre de vaccination qui est déployée à plus long terme, je dirais. Elle reste ouverte et au fur et à mesure que les parents vont avoir l’intérêt de faire vacciner leur enfant, ils vont [pouvoir] le faire.

Une fiole du vaccin Spikevax de Moderna.

C'est le vaccin ARNm Spikevax de Moderna qui est administré aux enfants de moins de cinq ans. La dose qui leur est inoculée représente environ le quart de celle injectée aux adultes.

Photo : Garrett Barry/CBC

La direction régionale de la santé publique ne s’était pas donné d’objectif pour les activités de vaccination visant les moins de cinq ans.

Pour l’instant, deux doses espacées de huit semaines sont prévues pour les tout-petits. Les rendez-vous se prennent sur le portail Clic Santé comme ce fut le cas pour les autres tranches d’âge.

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