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Plus de 288 000 Québécois inscrits à un groupe de médecins de famille

Une médecin de famille et sa patiente.

Un nouveau service pour les personnes sans médecin de famille sera déployé sur la Côte-Nord.

Photo : iStock

288 709 patients ont été inscrits auprès de Groupe de médecine de famille (GMF), a annoncé mardi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, affirmant avoir dépassé le premier objectif de 250 000 Québécois que le gouvernement s'était fixé.

C’est une bonne nouvelle qui concrétise l’engagement du gouvernement à fournir à chaque Québécoise et Québécois qui le souhaite un accès, en temps opportun, à un professionnel de la santé, s'est réjoui M. Dubé dans un communiqué.

Et de poursuivre : Je suis très heureux que nous ayons atteint cette première cible au titre de l’entente historique conclue avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Nous sommes sur la bonne voie, a-t-il affirmé, avant de nuancer : mais il nous reste beaucoup de chemin à faire et nous demeurons en période de transition.

Le nombre de patients en attente au Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) est de 814 830, a indiqué Québec, qui s'est fixé un objectif de 500 000 patients à inscrire auprès d'un groupe de médecins de première ligne d'ici fin mars 2023.

Lorsque la CAQ est arrivée au pouvoir en octobre 2018, le nombre de patients en attente au GAMF s’élevait à 481 562 personnes. Donc en quatre ans, il y a eu une hausse de 69 %.

Pour atteindre l'objectif de 500 000 patients, il faudra augmenter le nombre de médecins de famille au Québec. Le ministre de la Santé souligne que les admissions en médecine autorisées, qui étaient de 830 en 2019-2020, atteindront plus de 1000 en 2023-2024, ce qui représente une augmentation de 20,8 %.

Un guichet d'accès à la première ligne

C'est un premier pas dans la bonne direction, malgré la pénurie de 1000 médecins [de famille] au Québec et le fait que beaucoup d'entre eux travaillent en deuxième ligne dans les salles d'urgence, a réagi le président de la FMOQ, Marc-André Amyot, lors d'une entrevue à RDI.

M. Amyot a fait savoir que les efforts déjà faits se poursuivront pour inscrire davantage de patients afin d'atteindre la cible de 500 000 d'ici le 31 mars 2023.

Pour atteindre cet objectif, un guichet d'accès à la première ligne sera mis en place avec un numéro téléphone. Ce service permettra aux personnes sans médecin de famille et qui ont un problème de santé non urgent d'être orientées vers la meilleure ressource pour répondre à leurs besoins, a indiqué M. Amyot.

Cet outil sera déployé dans l'ensemble de la province d'ici septembre 2022, parce que l'objectif est de réserver la consultation à ceux qui nécessitent [seulement] l'expertise de médecin de famille, a-t-il souligné.

« On a toujours dit que les médecins de famille faisaient partie de la solution, mais qu'on ne pouvait plus seuls assumer l'entièreté des besoins de la population québécoise en première ligne. On a besoin de l'aide des autres professionnels, que sont : les physiothérapeutes, les pharmaciens, les infirmiers, etc. »

— Une citation de  Marc-André Amyot, président de la FMOQ.

Donc, le guichet permet de garantir un suivi [du patient] avec un groupe de professionnels, a fait valoir M. Amyot.

Mais, toujours selon le président de la FMOQ, pour atteindre l'objectif de 500 000 patients, il faudra mettre l'accent sur l'attractivité de la médecine de famille, parce que, selon lui, la majorité des étudiants choisissent la spécialité plutôt que la médecine familiale.

En 2021, sur l'ensemble des admissions en médecine autorisées au Québec, 55 % des postes qui ont été réservés pour la médecine familiale n'ont pas été entièrement occupés. Et chaque année, depuis 2013, il manque beaucoup de places à pourvoir. C'est près de 470 postes de résidence en médecine de famille à pourvoir, a expliqué M. Amyot.

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