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Un groupe de Dartmouth s’oppose à une route à travers le marais d’Eisner Cove

Cinq personnes tenant chacune une pancarte sur laquelle on lire : protéger le marais d'Eisner Cove.

Un groupe de gens sont allés manifester au site des travaux de la route qui doit traverser un marais pour relier un nouveau projet immobilier à l'autoroute.

Photo : Gracieuseté : Keith Stevens

Radio-Canada

Un groupe environnemental de Dartmouth fait appel d'une décision prise par le ministère de l'Environnement et du Changement climatique d'autoriser la construction d'une route à travers la zone humide d'Eisner Cove à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Dans un récent communiqué, la Société Protect Our Southdale Wetland indique qu’elle va interjeter appel de la décision.

Des membres de la société ont manifesté mardi à l’entrée de l’avenue Mount Hope, où des arbres ont déjà été coupés pour commencer les travaux de construction de la route.

En janvier, le conseil régional d'Halifax a accepté de lancer un processus d'entente pour le développement de 45 hectares de terrain entre le parc industriel Woodside et la route 111,.

Le promoteur immobilier veut construire 875 logements dont près de la moitié sera accessibles aux personnes à revenu moyen dans ce que les résidents appellent la zone humide d'Eisner Cove.

Le plan du projet.

Le complexe résidentiel prévu sur une surface de 45 hectares serait situé entre le parc industriel Woodside et l'autoroute111 près de la sortie Mount Hope à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Clayton Developments Limited

Dans son appel, Bill Zebedee, président de la société Protect Our Southdale Wetland , affirme que dans la demande initiale soumise en décembre il était censé y avoir un pont qui traverse la zone humide.

Selon lui, ors de la réunion publique en février, le promoteur a surpris les participants en disant que le pont serait désormais une route et qu’il fallait remplir environ deux hectares.

Bill Zebedee croit qu’en raison de cette divergence, l'approbation n'aurait pas dû être faite. Il pense aussi que la demande ne révèle pas tous les risques que la proposition pose aux tortues des bois qui vivent dans la région et qui sont une espèce menacée.

Bill Zebedee regarde le travail de construction de la route qui est commencé au bord du marais d'Eisner Cove.

Bill Zebedee est le président de la société Protect Our Southdale Wetland.

Photo : Gracieuseté : Keith Stevens

L'article 137 de la Loi sur l'environnement de la Nouvelle-Écosse donne le droit d'en appeler d'une décision prise par la province.

Aucune preuve d'espèces menacées

Le ministère de l'Environnement et du Changement climatique a expliqué pourquoi la route était autorisée.

Le projet immobilier ne répond pas aux critères d'une évaluation environnementale tels que définis dans la Loi sur l'environnement, qui est une modification de plus de 2 hectares de terres humides. L'approbation de modification des terres humides dans ce cas concerne 0,84 hectare , explique la porte-parole Tracy Barron.

Elle explique aussi que le ministère a examiné la demande originale de modification des terres humides pour la construction d'une route.

Aucune preuve de frêne noir, de tortues des bois ou de toute autre espèce en voie de disparition n'a été trouvée dans la zone humide, dit-elle.

Quiconque a des preuves de dommages causés à une espèce en voie de disparition doit nous le signaler , ajoute Tracy Barron.

Elle précise aussi que le promoteur immobilier ne leur avait jamais demandé de construire un pont dans ce projet.

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