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Trois films de Pierre Perrault présentés sur la plateforme Tënk

Cinq hommes dans un canot sur un lac gelé, dans une image en noir et blanc tirée d'un documentaire.

Une scène du film «La traverse d’hiver à l’île aux Coudres», coréalisé par Pierre Perrault à la fin des années 1950.

Photo : Tënk

Radio-Canada

Le cinéaste québécois de renom Pierre Perrault fait l’objet d’une minirétrospective sur Tënk, une plateforme consacrée au cinéma documentaire d’auteur. Ses films La traverse d’hiver à l’île aux Coudres, Un pays sans bon sens! et Cornouailles y sont offerts en location jusqu’au 2 octobre.

Les œuvres choisies sont accompagnées de courts textes d’appréciation rédigés par Mathieu Perrault, le fils du réalisateur. J’ai essayé de faire du mieux que j’ai pu, avec une perspective un peu unique [...] et une touche personnelle, a-t-il expliqué lundi en entrevue à l’émission Le 15-18.

Le court métrage La traverse d’hiver à l’île aux Coudres, filmé à la fin des années 1950, décrit les activités d’insulaires dans la région de Charlevoix, en particulier leurs aptitudes à naviguer le fleuve gelé dans des canots façonnés sur mesure.

Pierre Perrault allait revisiter l’île aux Coudres quelques années plus tard pour y coréaliser, avec Michel Brault, son chef-d’œuvre Pour la suite du monde. Ce documentaire sorti en 1963 est considéré comme un pionnier du cinéma direct, une esthétique novatrice qui a notamment influencé la Nouvelle Vague française.

La traverse d’hiver à l’île aux Coudres est le premier d’une série de 12 films de 30 minutes coréalisés par Pierre Perrault et René Bonnière – intitulée Au pays de Neufve-France – qui a été diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 1960.

Politique et poétique du territoire

Le long métrage documentaire Un pays sans bon sens!, sorti en 1970, fait partie des œuvres les plus frontalement politiques de Pierre Perrault. Le cinéaste y interroge des personnes de différentes origines – autochtone, bretonne, franco-canadienne, québécoise, etc. – sur la notion d’appartenance à un pays.

« Ce film choral offre un témoignage d’une valeur ethnographique incroyable. Un portrait qui nécessite d’être préservé et considéré avec tout le sérieux qu’il mérite. »

— Une citation de  Extrait du texte de Mathieu Perrault sur Un pays sans bon sens!

Enfin, dans Cornouailles, Pierre Perrault braque sa caméra sur une centaine de bœufs musqués habitant l’île d’Ellesmere, au Nunavut.

Le film ne contient ni humain ni parole et emploie la figure de cette race animale millénaire comme une métaphore poétique sur l’occupation d’un territoire. Cornouailles est sorti cinq ans avant la mort du cinéaste, en 1999.

Fragments d’une œuvre : les films de Pierre Perrault est accessible sur Tënk (Nouvelle fenêtre).

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