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Donald Trump affirme avoir reçu la visite du FBI

Une voiture et un agent de la police de Palm Beach devant les clôtures de la maison

Des policiers ont passé la nuit devant la maison de Donald Trump à Mar-a-Lago, où plusieurs partisans sont venus manifester contre la visite du FBI.

Photo : Getty Images / AFP/GIORGIO VIERA

Agence France-Presse

L'ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été « perquisitionnée » par la police fédérale (FBI).

Le républicain, lié de près ou de loin à plusieurs dossiers judiciaires, n'en a pas précisé la raison. Mais, selon des médias américains, l'intervention relève d'une enquête sur la mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago.

Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée, a subi une perquisition et est occupée par de nombreux agents du FBI, a-t-il déclaré dans un communiqué, se disant victime d'une persécution politique.

Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, [je trouve que] cette perquisition non annoncée de mon domicile n'était ni nécessaire ni appropriée, a-t-il affirmé.

« Ils ont même forcé mon coffre-fort! »

— Une citation de  Donald Trump

Selon le New York Times, Donald Trump n'était pas sur place.

Contacté par l'AFP, le FBI, qui n'a pas encore confirmé la perquisition, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Des partisans avec des drapeaux qui indiquent notamment « Trump 2024 ».

Des dizaines de partisans de Donald Trump ont manifesté lundi soir devant sa maison de Mar-a-Lago, en Floride.

Photo : Getty Images / Eva Marie Uzcategui

Parti avec 15 boîtes d'archives

En février, les Archives nationales avaient déclaré avoir dû récupérer en Floride 15 cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong-un, une carte des États-Unis qui avait fait l'objet d'échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués secret défense.

Les Archives nationales assurent que le républicain n'avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons : en vertu d'une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l'ensemble de ses courriels, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d'ouvrir une enquête sur ces faits, selon des médias américains.

Le personnel de la Maison-Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes. Il soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, selon un livre à paraître d'une journaliste vedette du New York Times.

L'annonce de la perquisition n'a pas manqué de provoquer l'indignation dans les rangs républicains.

Le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a ainsi dénoncé une intolérable instrumentalisation à but politique du département de la Justice, promettant une enquête sur son fonctionnement quand les républicains reviendraient au pouvoir.

L'assaut du Capitole

Les sympathisants de l'ancien président voulaient empêcher la certification des résultats de l'élection présidentielle.

Les partisans de Donald Trump à l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021

Photo : afp via getty images / ALEX EDELMAN

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l'intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le département de la Justice enquête sur cette attaque, mais n'a pour l'heure pas engagé de poursuites contre l'ancien président. À la fin de juillet, le secrétaire à la Justice Merrick Garland n'avait toutefois pas écarté cette possibilité.

« Nous avons l'intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour [son rôle dans] les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d'interférer avec le transfert légal du pouvoir d'une administration à l'autre. »

— Une citation de  Merrick Garland, secrétaire à la Justice

Enfin, deux enquêtes, l'une civile et l'autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières par la Trump Organization.

Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l'idée de se présenter à l'élection présidentielle de 2024.

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