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Des départs qui laissent des marques au sein du Parti conservateur uni

Jason Kenney lève le bras pour saluer ses partisans.

Le prochain chef du Parti conservateur uni aura fort à faire au lendemain de son élection, estiment des observateurs. (Archives)

Photo : Reuters / Chris Wattie

La démission du ministre de l’Emploi, de l’Économie et de l’Innovation de l’Alberta, Doug Schweitzer, annoncée la semaine dernière, vient s’ajouter à une liste de départs qui comporte plusieurs noms au sein du Parti conservateur uni (PCU). Ces départs, à moins d’un an des élections provinciales, entraînent à coup sûr un manque d’expérience et une gouvernance complexe pour le parti, estiment des analystes.

Dans les derniers mois, des poids lourds du PCU ont quitté l’équipe de Jason Kenney. Il y a notamment eu l'ancien ministre des Finances Travis Toews, suivi de l'ancienne ministre des Transports Rajan Sawhney, ainsi que l'ancienne ministre des Services à l’enfance Rebecca Schulz, qui se sont tous lancés dans la course à la direction du parti.

On voit clairement une perte d’expérience et d’expertise dans le cabinet ministériel du gouvernement albertain. Cela dit, il s’agit en quelque sorte d’un gouvernement intérimaire en attendant que le parti choisisse son nouveau chef, explique Lisa Young, professeure de science politique à l’Université de Calgary.

Selon elle, les départs de différents députés conservateurs ont laissé des trous dans le cabinet ministériel, en plus de complexifier le travail des ministres qui restent.

Ceux qui sont partis ont été remplacés soit par des ministres qui se retrouvent avec deux portefeuilles ou soit par des députés moins expérimentés et moins connus. D’autant plus qu’il y a un an, on disait déjà qu’il n’y avait pas un grand réservoir d’expérience dans le PCU pour former un cabinet, dit-elle.

Complexe remaniement ministériel

Matt Solberg, associé à la firme de relations publiques New West Public Affairs, pense que le prochain remaniement ministériel sera complexe, en tenant compte de tous ces départs au sein du cabinet.

Je crois que nous allons voir plusieurs bouleversements dans le parti au pouvoir d’ici les élections. Il y aura peut-être encore plus de députés qui ne se représenteront pas, et il va probablement y avoir plus de ministres qui vont quitter, estime-t-il.

L'avocat Doug Schweitzer.

Doug Schweitzer a quitté le cabinet de Jason Kenney la semaine dernière. (Archives)

Photo : Facebook

Selon lui, Jason Kenney pourrait même décider de ne pas pourvoir le siège de Doug Schweitzer. Il laisserait ainsi au prochain chef le choix de former son propre cabinet.

Je ne crois pas que la priorité, pour le premier ministre, soit de remplacer Doug Schweitzer. Peut-être qu’il va tout simplement laisser le poste vacant. Mais son départ laisse toutefois un trou, dans le cabinet, comme dans le parti.

« Je pense que l’année prochaine va surtout être celle d’un gouvernement qui se concentre sur les élections. »

— Une citation de  Matt Solberg, associé à la firme de relations publiques New West Public Affairs.

Matt Solbert est d'avis que le gros du travail, d’ici le vote du 6 octobre, sera de vanter le PCU et la reprise économique, et il revient, selon lui, à Jason Kenney.

Du pain sur la planche dès le lendemain du vote

Selon l’analyste, le prochain chef du PCU aura fort à faire au lendemain de son élection, tant pour réunir les troupes que pour remplacer les nombreux départs.

Et vous devez garder en tête que le prochain chef va devoir gouverner et tenter de mettre en place des politiques aussi tôt qu’en novembre, avant les élections [provinciales] de mai, explique-t-il. Le nouveau chef n’aura littéralement que trois ou quatre semaines avant de diriger un caucus à l'Assemblée législative pour présenter de nouvelles lois.

Il ajoute que le gouvernement devra se concentrer tant sur la politique que sur la gouvernance.

Les candidats à la course à la direction du parti conservateur uni, de gauche à droite: Todd Loewen, Danielle Smith, Rajan Sawhney, Rebecca Schulz, Leela Aheer, Travis Toews, et Brian Jean. Photo prise à Medicine Hat, le 27 juillet 2022.

Les candidats à la direction du Parti conservateur uni lors d'un débat le 27 juillet dernier. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Pour Lori Williams, professeure de sciences politiques à l’Université Mount Royal, la situation après l’élection d’un nouveau chef sera d’autant plus particulière que plusieurs questions importantes, dont l'économie, seront toujours en suspens.

C’est une période d’incertitude pour les Albertains qui ne savent pas qui est responsable, car les ministres, en ce moment, ne seront probablement pas ministres après la course à la chefferie.

Selon elle, les Albertains veulent toutefois entendre le gouvernement traiter d'économie, particulièrement avec l'inflation des dernières semaines.

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