•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recrutement difficile dans les services en obstétrique au Bas-Saint-Laurent

Un lit d'examen médical dans une salle d'échographie.

Ces ruptures de service en obstétriques inquiètent des femmes enceintes dans la région. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Encore cet été, de nombreuses ruptures de services ont lieu dans les soins obstétriques au Bas-Saint-Laurent. La dernière en liste vient d'être annoncée par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, qui indique une rupture de service du 8 au 15 août à l’Hôpital Notre-Dame-de-Fatima à La Pocatière.

L'absence de soin en obstétriques, pendant plusieurs jours, inquiète des femmes enceintes dans la région. Depuis le début de l’année, une dizaine de ruptures de services sont survenues dans ces unités, notamment à Matane et à Notre-Dame-du-Lac.

La rupture de service à La Pocatière annoncée lundi est causée par l'absence d'un chirurgien-dépanneur à l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima pour prodiguer les soins nécessaires en cas de césarienne d’urgence.

Encore une fois, le CISSS du Bas-Saint-Laurent est aux prises avec des enjeux de recrutement dans ce secteur de soins, malgré les efforts déployés pour recruter des infirmières, tant au Québec qu'à l'international.

Toutes les régions de la province vivent des difficultés de recrutement d'infirmières spécialisées en obstétrique, ce qui a pour conséquence des bris de service occasionnels, explique le CISSS de la région dans une réponse écrite.

Québec avait annoncé en juin dernier la création d’une équipe volante, le réseau d’infirmières de dépannage en obstétrique (RIDDO), pour prévenir d'éventuelles ruptures de service notamment. Malheureusement, tous les besoins ne peuvent être pourvus, répond par courriel le CISSS de la région.

Optimiste au printemps en évoquant une situation stabilisée en obstétrique, le CISSS craignait près de deux mois plus tard, en juin, des ruptures de services un peu partout au Bas-Saint-Laurent, principalement en raison du manque de personnel pendant la période estivale.

L’importance d'attirer la main-d'œuvre

Cette situation est regrettable pour la médecin de famille et porte-parole du comité Mes soins restent ICI, Marie-Ève Fromentin, qui craint pour que le lien de confiance entre la population et les hôpitaux de la région ne s'effrite.

Les gens perdent confiance en leur hôpital. Il y a plusieurs femmes qui décident d'être suivies à Rivière-du-Loup parce que les risques d'interruption de service sont beaucoup moindres que dans le milieu, soutient Marie-Ève Fromentin.

« Quand on est enceinte, quand on est sur le point d'accoucher, on n'a pas envie de faire de longues routes pour pouvoir aller accoucher. »

— Une citation de  Marie-Ève Fromentin, médecin de famille et porte-parole, Mes soins restent ICI

Celle qui milite pour davantage de soins de proximité insiste sur l'importance de rendre la région attirante pour la main-d'œuvre spécialisée. La formation fait aussi partie de la solution selon elle.

Ça pourrait être intéressant que davantage de chirurgiens soient formés à faire des césariennes parce que dans nos régions, ça fait partie de leur rôle d'avoir à offrir ce service lors de césariennes d'urgence insiste-t-elle.

De son côté, le CISSS du Bas-Saint-Laurent indique que des formations sont offertes pour attirer davantage d'infirmières dans le domaine de l'obstétrique, alors que les embauches se font attendre.

Avec les informations d’Édouard Beaudoin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !