•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des sorties de prison temporaires et sous escorte pour la mère de Phoenix Sinclair

Le meurtre sordide de la fillette de 5 ans par sa mère et son conjoint avait bouleversé le pays en 2005.

Un bébé aux cheveux ébouriffés dans un siège pour bébé multicolore, avec un jouet d'enfant coloré entre les mains.

Phoenix Sinclair, 5 ans, a été battue à mort par sa mère et son conjoint après la fermeture de son dossier par des travailleurs sociaux.

Photo : Enquête sur Phoenix Sinclair

Radio-Canada

Condamnée en 2008 pour le meurtre de sa fille de 5 ans, Phoenix Sinclair, Samantha Kematch peut maintenant bénéficier de sorties de prison temporaires et ponctuelles sous escorte.

Avertissement

Les faits relatés dans cet article peuvent choquer certains lecteurs. À lire à votre discrétion.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) autorise Samantha Kematch à rendre visite à des membres de sa famille ainsi qu’à un aîné autochtone pour son développement spirituel.

Dans un rapport publié le 21 juillet, la Comission conclut que les plans de libération, tant pour le développement professionnel que pour les contacts familiaux (permissions de sortir avec escorte), favorisent la réintégration dans la société de Samantha Kematch.

La petite Phoenix Sinclair a été tuée par sa mère, Samantha Kematch, et le compagnon de cette dernière, Karl McKay, en 2005.

Samantha Kematch et Karl McKay ont été reconnus coupables de meurtre au premier degré et condamnés à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Selon un document de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, Samantha Kematch, à présent âgée de 40 ans, a épousé un autre détenu, a participé à des séances de conseil et a été capable de parler de son crime et d’en assumer la responsabilité.

Samantha Kematch a pris part à des cérémonies de la hutte de sudation et à des traitements de santé mentale. Elle est employée à temps plein dans la prison, ajoute le rapport.

Elle est déjà sortie une vingtaine de fois sous escorte de la prison à des fins médicales.

Selon le rapport de la CLCC, ces sorties se sont déroulées sans incident.

Retour sur l'affaire Phoenix Sinclair

Durant le procès, il a été déclaré que la petite fille avait subi des traitements violents à de nombreuses reprises, étant, par exemple, obligée de manger ses propres vomissures. Elle a aussi reçu des décharges de pistolet à air comprimé.

Phoenix Sinclair était souvent confinée dans le sous-sol non fini en ciment de la maison familiale, située dans la réserve de Fisher River, au nord de Winnipeg. Des enfants ont été témoins des maltraitances subies par la petite fille dans la maison.

Après une dernière agression sur la fillette, qui lui a été fatale, le couple a enveloppé son corps dans du plastique avant de l’enterrer. Le couple a continué de percevoir des prestations sociales en déclarant Phoenix Sinclair comme personne à charge.

Cette ruse a été découverte plusieurs mois plus tard, lorsque Samantha Kematch a essayé de faire passer une autre fillette pour Phoenix Sinclair.

Phoenix Sinclair a passé une grande partie de sa courte vie sous la garde d'amis de la famille ou dans le système de protection de l'enfance. Sa mort, passée inaperçue pendant environ neuf mois, a donné lieu à une enquête publique.

L'enquête a révélé que les travailleurs sociaux n'avaient pas surveillé le bien-être et les allées et venues de Phoenix Sinclair.

Les travailleurs sociaux ne se sont pas non plus rendu compte que l'homme avec lequel Samantha Kematch avait commencé à vivre en 2004 était Karl McKay, qui avait des antécédents de violence domestique et avait notamment battu une ancienne petite amie avec la colonne d'un lavabo sur pied.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !