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La pandémie a bouleversé les règles en matière de pourboires

Un homme vêtu d'un tablier tend un terminal de paiement.

La pandémie a créé un phénomène, celui d'augmenter les pourboires afin de soutenir les restaurateurs et le personnel, selon Martin Vézina, vice-président des affaires publiques et gouvernementales à l’Association Restauration Québec.

Photo : getty images/istockphoto / max-kegfire

Félix Duchesne

Avec la pandémie, pour pallier la chute de leurs revenus, des commerçants ont systématisé l’option de pourboire, même relativement à des services qui n’en demandaient pas. Que doivent faire les clients?

D'après Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l’Association Restauration Québec (ARQ), le choix appartient exclusivement au consommateur.

Martin Vézina de l’Association Restauration Québec.

Martin Vézina, vice-président des affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec

Photo : Radio-Canada / Vincent Rességuier

Il explique que les normes sociales ont évolué et qu’elles évoluent toujours. À l’époque, un contenant trônait à la caisse et offrait l’option de donner un peu plus, en raison d’un bon service par exemple.

Avec le paiement sans contact, l’habituel pourboire en argent a peu à peu disparu, puisque de moins en moins de gens gardent de l’argent liquide sur eux.

Cependant, la logique reste la même : vous donnez à votre discrétion.

Les pourcentages de pourboire proposés vont parfois jusqu’à 23 % ou même 25 %. Martin Vézina indique que ces taux découlent des habitudes américaines en lien avec le pourboire.

Raison de plus pour évaluer l’ajout de pourcentage avec jugement.

Un pourboire pour tout le monde?

Plombiers, électriciens, garagistes, il est de plus en plus commun de recevoir une suggestion de pourboire de la part de milieux qui n'en avaient pas l'habitude auparavant.

Il faut rappeler qu’il existe deux catégories d'employés : ceux à salaire avec pourboire et ceux à salaire sans pourboire.

Selon la CNESST, le taux minimum du salaire avec pourboire est actuellement de 11,40 $ l’heure. Ce taux est en vigueur depuis le 1er mai 2022.

Le travailleur au pourboire travaille à temps plein ou à temps partiel dans :

  • un restaurant (sauf les établissements de restauration rapide),
  • un commerce qui vend, livre ou sert des repas à consommer à l’extérieur,
  • un bar ou un événement où l’on sert des boissons alcoolisées vendues sur place,
  • un train ou un navire où l’on sert de la nourriture ou des boissons alcoolisées vendues sur place,
  • un établissement qui offre de l’hébergement touristique, y compris un établissement de camping.

Donc, pour les employés travaillant dans un établissement listé plus haut, les pourboires servent à compenser la différence entre leur salaire et celui d’un employé sans pourboire.

Il est de coutume d’ajouter 15 % à la facture d’un repas consommé dans une salle à manger. Un tel pourboire pour une commande à emporter est suggéré, mais non obligatoire.

Depuis le 1er mai, le salaire minimum est passé à 14,25 $. Aucune donnée ne montre encore si les pourboires ont augmenté dans les derniers mois.

Ce qu'en pensent les clients

Chez plusieurs consommateurs, laisser un pourboire est une habitude bien ancrée; elle va de pair avec un bon service et permet de soutenir les employés.

« C'est un bel incitatif à encourager les gens à travailler dans la restauration. »

— Une citation de  Daniel Leblanc

La facilité qu'apportent les terminaux de paiement sans contact incite davantage à donner un généreux pourboire.

« C'est sûr que c'est plus simple, je suis plus portée à le faire. »

— Une citation de  Clémence Tremblay

Il faut savoir que les terminaux les plus récents ont la possibilité de donner une note d'appréciation à un pourcentage de pourboire.

Un terminal de paiement par carte en gros plan.

Les nouvelles méthodes de paiement expliqueraient en partie la hausse des pourboires.

Photo : Radio-Canada

Cet incitatif est considéré comme agressif pour Léanna Beauchamps. Elle est d'avis que le pourboire doit être proportionnel à l'effort déployé lors du service.

En bref, la décision revient toujours au consommateur et reste à son bon jugement.

Avec la collaboration de Jérémie Camirand

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