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Le Conseil de sécurité de l’ONU se penche sur la situation à Gaza

Une Palestinienne constate les dégâts après que sa maison a été touchée par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza.

Entre le début de cette opération israélienne, vendredi, et dimanche soir, 44 Palestiniens, dont 15 enfants, sont morts et 360 ont été blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Photo : Associated Press / Fatima Shbair

Agence France-Presse

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence lundi après-midi pour discuter de la situation à Gaza, au lendemain d'une trêve entre le Djihad islamique et Israël après trois jours de conflits meurtriers.

S'exprimant par vidéo à l'ouverture des discussions, l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient Tor Wennesland a mis en garde contre une reprise des hostilités qui auraient des conséquences dévastatrices : Le cessez-le-feu est fragile, a-t-il insisté.

« Nous sommes très préoccupés par les événements qui pourraient conduire à la reprise d'une confrontation militaire à part entière et à l'aggravation d'une situation humanitaire déjà terrible à Gaza. »

— Une citation de  Vassily Nebenzia, ambassadeur russe aux Nations unies

La trêve est entrée en vigueur à 23 h 30, heure locale, dimanche, après avoir été négociée par l'Égypte, intermédiaire historique entre Israël et les groupes armés palestiniens, mais les deux belligérants ont toutefois indiqué se réserver le droit de répondre en cas de violation par l'autre partie.

L'armée israélienne a présenté son opération lancée vendredi comme une attaque préventive contre le Djihad islamique, au cours de laquelle ses principaux chefs militaires à Gaza, Tayssir Al-Jabari et Khaled Mansour, ont été tués.

Un lourd bilan

Entre le début de cette opération israélienne et dimanche soir, 46 Palestiniens, dont 16 enfants, sont morts et 360 ont été blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Les autorités israéliennes ont affirmé que certains Palestiniens tués auraient péri à cause de tirs de roquettes ratés du Djihad islamique vers Israël, tombées dans l'enclave palestinienne.

L'évaluation des incidents par l'ONU est en cours, a noté Tor Wennesland, indiquant qu'environ 20 % des 1100 roquettes tirées par les groupes armés palestiniens pourraient être tombées dans la bande de Gaza.

L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan a lui jugé entière la responsabilité du Djihad islamique qu'il a accusé d'utiliser les habitants de Gaza comme boucliers humains.

Si le Conseil de sécurité veut vraiment améliorer la situation à Gaza, il doit y avoir un seul résultat, condamner le double crime de guerre du Djihad islamique et placer l'entière responsabilité des meurtres de Palestiniens innocents sur les épaules du groupe terroriste, a-t-il déclaré.

Linda Thomas-Greenfield, assise à une table sur laquelle se trouvent une plaque au nom des États-Unis et un micro, prend la parole.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, en mars dernier.

Photo : Reuters / CARLO ALLEGRI

Ce Conseil devrait être capable de s'unir et de désavouer sans réserve le terrorisme du Djihad islamique palestinien, et ses actions dangereuses qui mettent des vies de civils en danger de deux côtés, a répondu l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield, soutenant le droit d'Israël à défendre sa population.

Selon plusieurs sources diplomatiques, aucune déclaration du Conseil de sécurité n'est toutefois prévue à l'issue des consultations à huis clos du Conseil de sécurité qui ont commencé après ce débat public.

Êtes-vous prêts à dire "trop c'est trop"?, a malgré tout lancé l'ambassadeur palestinien Riyad Mansour, dénonçant une agression injustifiée de la part d'Israël. Combien d'enfants supplémentaires devons-nous enterrer avant que quelqu'un dise "trop c'est trop"?

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