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Restaurateurs et hôteliers en N.-É. sont débordés et manquent de main-d’œuvre

Un cuisinier prépare un sandwich de viande effilochée.

Des cuisiniers au restaurant Upstreet BBQ Brewhouse à Dartmouth. Le restaurant a été contraint de fermer deux jours semaines par manque de personnel.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

Les restaurants et les hôtels de la Nouvelle-Écosse ont besoin de travailleurs alors que le nombre de postes vacants atteint des niveaux record.

Selon les dernières données de Statistique Canada, il y avait 24 580 postes vacants en Nouvelle-Écosse en mai, une augmentation de plus de 22 % par rapport à avril, dont plus de 1 600 dans l'hébergement et les services de restauration.

« Nous n'avons probablement jamais rien vu de tel dans l'histoire de l'industrie de la restauration en Nouvelle-Écosse. »

— Une citation de  Gordon Stewart, directeur administratif de l’Association des restaurateurs de la Nouvelle-Écosse

Le problème de main-d'œuvre sera plus long et plus difficile pour les restaurants que le problème de la COVID-19 et il durera au moins jusqu'en 2030, affirme Gordon Stewart.

Gordon Stewart.

Gordon Stewart est le directeur administratif de l’Association des restaurateurs de la Nouvelle-Écosse.

Photo :  CBC

Le directeur administratif de l’association des restaurateurs de la Nouvelle-Écosse estime qu’il faut environ 32 000 personnes pour diriger l'industrie provinciale des services alimentaires, mais l’industrie compte présentement près de 27 000 travailleurs.

En conséquence, environ 80 % des restaurants de la Nouvelle-Écosse ont dû réduire leurs activités. Certains restaurants ont des horaires réduits, ou offrent des menus réduits alors que d’autres ferment les jours où les affaires sont généralement plus lentes.

Bill Pratt, propriétaire de plusieurs restaurants, dit que les pénuries de personnel l'ont obligé à fermer ses 21 établissements au moins un jour par semaine.

Si vous êtes fermé, vous ne pouvez pas générer de revenus pour payer votre loyer, vos factures d'électricité, vos factures de plomberie, explique Bill Pratt, ça nuit au succès de l'entreprise.

Bill Pratt devant le comptoir d'un de ses restaurants.

Bill Pratt possède 21 restaurants à travers la province, dont les chaînes Upstreet BBQ Brewhouse, Habaneros et Cheese Curds.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Il aimerait que le gouvernement fédéral accélère le processus d'embauche de travailleurs étrangers dans les cuisines de la Nouvelle-Écosse.

Bill Pratt a embauché des recruteurs il y a plus de six mois qui ont trouvé des travailleurs étrangers, mais ils n'ont pas encore commencé à travailler.

« Nous avons besoin de travailleurs de cuisine maintenant! »

— Une citation de  Bill Pratt, propriétaire de plusieurs restaurants

Le nombre de postes vacants dans le secteur alimentaire a commencé à augmenter en 2013, mais a vraiment augmenté pendant la pandémie.

Même après avoir augmenté ses salaires, Bill Pratt a perdu du personnel de cuisine au profit de plus grands groupes de restaurants hors province qui sont en mesure de fournir des primes de signature et des salaires plus élevés.

Les fermetures durant la pandémie ont également permis à de nombreux travailleurs de la restauration de reconsidérer leur profession.

Situation hôtelière similaire

Lisa Dahr, de l'Association de l'industrie touristique de la Nouvelle-Écosse, affirme que la demande touristique est revenue au niveau d'avant la pandémie.

Par contre, difficile de trouver du personnel pour combler les postes dans le secteur de l'hébergement.

Une femme de ménage portant un masque fait un lit dans une chambre d'hôtel.

Lisa Dahr dit qu'il a été difficile de reconstruire la main-d'œuvre de l'hébergement.

Photo : getty images/istockphoto / dima_sidelnikov

Certains hôtels ont dû réduire les services de restauration et restreindre le nombre de chambres à louer.

Ils sont affectés par le manque de serveurs pour préparer et servir la nourriture ou par le nombre de femmes de ménage pour nettoyer les chambres.

Lisa Dahr dit que la plupart des secteurs de l'industrie du tourisme prévoient que ça prendra trois à cinq ans pour trouver tous les travailleurs dont ils ont besoin.

Ils cherchent à pourvoir les postes grâce à un bassin de main-d'œuvre plus diversifié en se tournant vers des travailleurs plus jeunes et plus âgés ainsi que des néo-Canadiens.

Avec les informations de Will McLernon, de CBC

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