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Onze noyades pendant les vacances de la construction

Une plage avec des plaisanciers.

La forte chaleur et la surestimation de ses capacités de natation expliquent les noyades survenues au Québec pendant les vacances de la construction.

Photo : Radio-Canada / Kenza Chafik

Les vacances de la construction 2022 ont été meurtrières tant sur les routes que sur l'eau. Au cours de ces deux semaines, 11 noyades sont survenues au Québec dans les piscines, lacs et rivières, selon la Société de sauvetage du Québec.

La forte chaleur et la surestimation de ses capacités de natation ont été des facteurs déterminants dans le nombre de noyades, a indiqué le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins, en entrevue à l'émission Tout un matin sur ICI Première lundi.

Lorsqu’il fait beau et chaud, les gens veulent être près de l’eau et dans l’eau, ce qui augmente en même temps les probabilités mathématiques d’avoir ce genre d’incident, a ajouté M. Hawkins.

Après un accident, lorsqu’on demande aux gens "Est-ce que la victime savait nager?" la réponse est oui. Et lorsqu’on fait une évaluation, on arrive à la conclusion qu’elle savait peut-être plus se baigner que nager, a-t-il expliqué.

« Pouvoir faire deux ou trois brasses et poser les pieds dans le fond, ce n’est pas savoir nager. »

— Une citation de  Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec

La majorité de ces noyades (70 %) ont lieu dans des rivières, a noté M. Hawkins, ajoutant que ces plans d'eau sont souvent traversés par des courants qui augmentent les risques d'accident.

Les piscines ont été le théâtre de quelques-unes de ces noyades (15 %), a-t-il ajouté.

Quarante-deux noyades jusqu'à maintenant

En date du 5 août, la Société de sauvetage a recensé 42 noyades non officielles survenues dans la province, par rapport à 52 l'année dernière à pareille date.

Ces décès auraient pu être évités si des mesures de prévention et de sécurité adéquates avaient été prises, comme le port d'une veste de flottaison, la surveillance attentive des jeunes enfants lorsqu'ils sont près de l'eau et l'apprentissage de la nage.

En effet, car la plupart de ces victimes ne portaient pas de veste de flottaison, n'avaient pas les capacités suffisantes pour nager ou étaient seules au moment de l'accident.

Deux enfants sous l'eau d'une piscine.

Apprendre à nager aux enfants permet de prévenir les noyades.

Photo : Associated Press / Aaron Favila

Les enfants, un groupe à risque

La priorité doit être accordée aux enfants, ajoute le dirigeant de la Société de sauvetage du Québec. Depuis 2017, nous avons déployé, en collaboration avec le ministère de l'Éducation, un programme pour les élèves de troisième année. Nous souhaitons que ça soit un enseignement obligatoire et non volontaire, a mentionné M. Hawkins, qui a cité l'exemple des Pays-Bas et de la France qui se sont dotés de tels programmes.

Cette volonté est d'autant plus légitime qu'elle est basée sur une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui appelle à enseigner aux enfants d'âge scolaire les compétences de base en natation et en sécurité aquatique afin de prévenir les noyades, une des principales causes de décès de ce groupe d'âge.

Avec des informations de Jérémie Camirand

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