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Plusieurs garagistes indépendants croulent sous la pression en Abitibi-Témiscamingue

Deux personnes travaillent sous une voiture surélevée.

Plusieurs mécaniciens en région affirment qu'ils peinent à répondre à la demande.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Avec la pénurie de mécaniciens qualifiés et une demande importante de réparations, de nombreux garagistes de la région se disent débordés depuis quelques mois.

Isabelle Pilotte est propriétaire de Mécanique Martel, à Val-d'Or. Elle affirme que son conjoint et elle travaillent de longues heures pour répondre à la demande.

Je te dirais qu'on commence à 9 heures le matin, on termine à 18 heures et on est de retour à 20 heures le soir jusqu'à minuit, une heure du matin, facilement, indique-t-elle.

Un garagiste gonfle un pneu d'une voiture.

Pour les réparations majeures, les délais d'attente pour les clients peuvent aller jusqu'à plusieurs semaines.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Comme dans bien d'autres domaines, les garagistes souffrent de la pénurie de main-d'oeuvre, comme le propriétaire de Mécanique Paquette et Frères, à Val-d'Or, Michel Paquette.

La relève en mécanique automobile, il n'y en a pas. Les mécaniciens vont travailler dans les mines parce que les salaires sont quand même plus élevés que nous, dans les petites entreprises indépendantes. On n’a pas de relève. Je vais commencer ma trentième année. Avant on avait des stagiaires et maintenant on n’a même plus de stagiaires, note-t-il.

Son entreprise a déjà compté six employés, mais ils ne sont plus que deux présentement.

Patrick Rheault est debout derrière un bureau et parle au téléphone.

Patrick Rheault, propriétaire de Garage Raymond Rheault inc, affirme que le téléphone sonne constamment.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le propriétaire de Garage Raymond Rheault, à Rouyn-Noranda, Patrick Rheault, abonde dans le même sens que Michel Paquette.

Ils ont de bons salaires, de bons avantages sociaux, de bonnes conditions de travail dans les mines. C’est pour ça que je n’engage pas de jeunes. Souvent, j’engageais des jeunes, je les formais, après ça ils pouvaient travailler avec moi deux ou trois ans. Ça, c’était correct. Mais maintenant, je le forme, aussitôt que ça va bien, après un mois, il s’en va, déplore-t-il.

Jérémie Gagnon, propriétaire du Garage Roger Gagnon, à Rouyn-Noranda, croit que le manque de véhicules chez les concessionnaires peut également expliquer la hausse de demandes de réparations.

« Les véhicules sont de plus en plus durs à avoir, donc les gens entretiennent leurs véhicules usagés, ce qui fait qu'il y a encore plus de véhicules dans les garages. »

— Une citation de  Jérémie Gagnon

Plusieurs garagistes affirment que les délais pour les rendez-vous vont sûrement s'allonger dans les prochaines semaines.

C’est plus de six semaines d’attente, indique Jérémie Gagnon pour décrire les délais actuels.

Il recommande d’ailleurs de prendre rendez-vous dès maintenant pour le changement des pneus pour l'hiver.

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