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Pénurie « historique » de familles d’accueil pour animaux, selon des organismes d’Ottawa

Un chaton qui s'agrippe aux barreaux de sa cage.

Certains animaux de compagnie doivent maintenant attendre plus d'un mois pour une famille d'accueil, alors qu'habituellement, il suffisait de trois à cinq jours.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus de 40 animaux attendent actuellement des foyers d'accueil à la Société protectrice des animaux d’Ottawa (SPA) qui qualifie cette pénurie d’« historique » en raison d’un retour à la normale post-pandémie.

Nous entrons lentement dans la nouvelle normalité en sortant de la COVID, explique Stephen Smith, responsable des communications de la SPA d'Ottawa.

« Peut-être que les gens se disent qu'ils ne veulent pas être à la maison aussi souvent, et ils ne peuvent pas imaginer avoir un animal adopté chez eux. »

— Une citation de  Stephen Smith, Société protectrice des animaux d'Ottawa

Selon la SPA, il est essentiel de placer les animaux dans des foyers d'accueil, car l'environnement du refuge est stressant pour de nombreux animaux et peut aggraver leurs problèmes de comportement.

D'autres animaux ont besoin de soins dans un environnement familial pour se remettre d'un traumatisme, de blessures ou d'opérations, ajoute M. Smith. Selon lui, placer des animaux dans des foyers d'accueil libère également de l'espace au refuge pour s'occuper d'animaux dans des situations d'urgence.

Temps d'attente plus long et abandons

La SPA explique que, normalement, de trois à cinq jours suffisent pour trouver un foyer d'accueil, même pendant la période estivale achalandée.

Mais cet été, certains animaux doivent attendre un compagnon humain pendant plus d'un mois.

La nouvelle normalité signifie également un nombre inhabituellement élevé d'animaux de compagnie abandonnés par leurs propriétaires, selon David Harding, fondateur de Freedom Dog Rescue.

Avec les gens qui retournent au travail et voyagent à nouveau, de nombreux propriétaires se sentent incapables de s'occuper de leurs animaux de compagnie, selon le fondateur.

Il explique que Freedom Dog Rescue reçoit environ 10 demandes par jour de propriétaires cherchant à donner leur chien, ce qui est bien au-delà de ce que les 25 foyers d'accueil bénévoles peuvent fournir comme accueil.

La pénurie de foyers d'accueil signifie que l'organisation ne peut aider qu'environ 10 % des chiens pour lesquels elle reçoit des demandes de remise. Freedom Dog Rescue a maintenant un besoin désespéré de foyers d'accueil, selon l'un de leurs récents appels aux bénévoles sur les réseaux sociaux.

Des refuges au-delà de leur capacité

Le refuge Rocky Road Rescue signale avoir reçu de nombreuses demandes d'aide pour trouver des foyers d'accueil de la part d’autres organismes ontariens qui sont surchargés.

La directrice de Rocky Road Rescue, Jennifer Shearer, raconte avoir reçu Stanley, un chien de type Husky de huit ans avec une infection de la peau et des yeux.

Stanley est un chien de type Husky de huit ans en attente d'adoption.
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Personne ne s'est porté volontaire pour accueillir Stanley, huit ans, en famille d'accueil, alors un travailleur de Rocky Road Rescue l'a accueilli.

Photo : Gracieuseté : Jennifer Shearer

Étant considéré comme un cas palliatif, personne ne s'est porté volontaire pour accueillir Stanley. C’est finalement un travailleur du refuge qui l'a accueilli.

Nous ne pensions pas qu'il méritait de mourir seul dans un refuge, se désole Mme Shearer. Une famille d'accueil, c’est comme la barrière entre un chien vivant et mourant, dit-elle. Si nous n'avons pas de familles d'accueil, nous ne pouvons pas sauver les animaux.

Avec les informations de CBC News

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