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La vie reprend, mais le chiffre d’affaires du commerce électronique recule

Un mini chariot d'épicerie est sur un ordi, remplit de sac de commerces.

La pandémie a mené à une explosion des ventes en ligne, mais avec le retour à la vie normale, celles-ci ont baissé, menant à des mises à pied.

Photo : getty images/istockphoto / ipopba

Radio-Canada

Dans les dernières semaines, des entreprises canadiennes spécialisées dans le commerce électronique comme Shopify, Article, et Unbounce ont dû tailler dans leurs effectifs en raison d'un ralentissement des ventes.

Après le boom d’activités dans le secteur stimulé par la pandémie, le retour à la vie normale engendre un rétrécissement du marché numérique.

Tout le monde voulait [des produits en ligne]. Les détaillants devaient développer une offre web. On était enfermés dans notre sous-sol et on n'avait pas le choix, se souvient Jacques Nantel, professeur spécialisé en commerce de détail à HEC Montréal.

Par exemple, entre 2020 et 2021, Article, une entreprise vancouvéroise qui livre des meubles à la maison partout au pays, a vu ses revenus bondir de 45 %.

Mais Article a dû mettre à pied un employé sur six. Shopify, basé à Ottawa, a réduit sa main-d'œuvre de 10 % en juillet, et Unbounce, une autre entreprise de Vancouver, a éliminé une cinquantaine de postes.

Elizabeth Brunet fait partie de ces employés qui ont perdu leur travail cette semaine à Unbounce après avoir été embauchée il y a seulement six mois.

« On ne s’attend jamais à une telle nouvelle, mais on est conscient que c’est toujours une possibilité, étant donné le marché actuel. »

— Une citation de  Elizabeth Brunet, ex-employée de Unbounce

L’ex-employée a déjà vécu deux autres mises à pied dans le secteur de l'informatique au cours de sa carrière : On a l’occasion de travailler pour ces entreprises qui sont novatrices, agiles, formidables, mais l’un des risques, c’est que parfois, il y a des renvois.

Le gouvernement a bon espoir

Le gouvernement de la Colombie-Britannique ne craint pas pour l'avenir de ces travailleurs, car il estime que leurs compétences demeureront en forte demande dans la province.

La demande est élevée pour les travailleurs du secteur informatique à Vancouver. L’an dernier, il y a 14 compagnies dans le secteur dont la valeur était évaluée à plus de 1 milliard de dollars, dit fièrement Ravi Kahlon, le ministre de l’Emploi, de la Reprise économique et de l’Innovation de la Colombie-Britannique.

Bryan Yu, économiste en chef à la caisse populaire Credit 1, croit aussi que les travailleurs affectés par les mises à pied trouveront assez rapidement d’autres emplois, quitte à changer d'industrie.

Beaucoup d’autres industries cherchent de la main-d'œuvre. C’est un marché serré étant donné le taux de chômage de 4,7 % en Colombie-Britannique, et le taux de vacance d’emploi élevé, dit-il.

À l'heure actuelle, le commerce électronique représente environ 5 % des ventes au Canada alors qu'au plus fort de la pandémie en avril 2020, ce pourcentage s’élevait à 11,4 % des ventes.

Avec les informations d’Eva Uguen-Csenge et de Catherine Dib

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